Après des mois de silence, l’ancien président gabonais sort du bois. Entre accusations de manœuvres politiques, contestation de la direction actuelle du PDG et refus catégorique de quitter la vie politique, Ali Bongo Ondimba relance les hostilités au sein de son ancien parti.
Le message est clair : Ali Bongo n’a pas dit son dernier mot. « Je ne renonce pas à la vie politique », lance-t-il dans un discours offensif qui ressemble à une véritable contre-attaque politique.
L’ancien chef de l’État conteste les conditions de mise en place de la direction actuelle du Parti démocratique gabonais (PDG). Il affirme n’avoir jamais autorisé les décisions prises en mars 2024 et revendique toujours la présidence du parti.
Plus explosif encore, il accuse certains acteurs de vouloir prendre le contrôle du PDG et dénonce des pressions extérieures qui menaceraient son indépendance. Sans apporter, dans ce discours, de preuves publiques permettant d’établir ces accusations, il lance un avertissement : « On ne tue pas un esprit. »
Ali Bongo affirme également que son annonce de retrait politique, en septembre 2024, serait intervenue sous la contrainte. Une déclaration grave qui remet sur la table les circonstances de son éviction et de sa prise de parole après le coup d’État d’août 2023.
Pour sortir de la crise, il réclame un retour à la légalité statutaire et l’organisation d’un congrès inclusif. Il appelle aussi au renouvellement des dirigeants et positionne désormais le PDG dans l’opposition.
Mais derrière les appels à la réconciliation, une question brûle toutes les lèvres : Ali Bongo veut-il sauver le PDG ou reprendre la main sur un parti qui lui échappe ?
Une chose est sûre : l’ancien président refuse de disparaître du paysage politique gabonais. Et la bataille pour l’avenir du PDG ne fait que commencer.





