Il fallait bien qu’un jour le Gabon découvre une nouvelle compétition : le championnat du kounabelisme. Et l’affaire Lanlaire semble avoir donné le coup d’envoi.
À peine le scandale éclaté, les condamnations se multiplient. Chacun veut montrer qu’il est plus indigné, plus fidèle et surtout plus prompt à défendre le président Oligui.
Soyons clairs : si les actes ou propos attribués à Lanlaire sont graves, ils doivent être condamnés. Mais une question demeure : où étaient tous ces défenseurs lorsque le président Oligui était régulièrement attaqué par certains activistes camerounais ou par d’autres figures connues de l’opposition ?
Des insultes et attaques circulent depuis longtemps sur les réseaux sociaux. Pourtant, le silence était souvent assourdissant.
Pourquoi cette indignation sélective ?
Un communiqué de l’ambassade du Gabon en France et une réaction officielle des autorités auraient probablement suffi. Mais à force de multiplier les réactions, les audios, les commentaires et les condamnations, on offre paradoxalement à Lanlaire une publicité extraordinaire.
Hier, combien de Gabonais connaissaient Lanlaire ? Aujourd’hui, son nom est partout.
Voilà le paradoxe du kounabelisme : vouloir défendre Oligui à tout prix et finir par faire davantage parler de celui qui l’attaque.
Le président n’a pas besoin d’un championnat de flagorneurs. Il a besoin d’une défense cohérente et constante.
Car la prochaine fois qu’un activiste attaquera violemment Oligui, nous regarderons simplement le classement.
Les mêmes champions seront-ils encore sur le terrain ?
Ou le championnat du kounabelisme prendra-t-il fin avec l’affaire Lanlaire ?






