Au Gabon, quand une porte électorale se ferme, une fenêtre administrative peut parfois s’ouvrir !
Battu aux législatives de 2025 dans la Dola, l’ancien député PDG Yves Fernand Manfoumbi, alias Manf10, n’a visiblement pas dit son dernier mot. Ancien directeur général du Budget, ex-coordonnateur du Plan stratégique Gabon émergent et plusieurs fois ministre sous Ali Bongo, l’homme retrouve les hautes sphères du secteur public.

Selon les informations rapportées, le Conseil des ministres du 18 septembre l’a nommé président du conseil d’administration de Gab’Oil S.A., en remplacement de Rufin Moussavou. Une nouvelle étape dans le parcours de cet ancien poids lourd du Parti démocratique gabonais.
Mais voilà que des interrogations émergent autour de son installation effective.
Nommé en Conseil des ministres, mais toujours pas installé ? Que se passe-t-il donc dans les coulisses de Gab’Oil ?
Selon certaines indiscrétions, les critiques qu’aurait formulées Manf10 contre le ministère du Pétrole lors de la pénurie de carburant pourraient être au cœur d’un éventuel malaise. Des affirmations qui restent toutefois à vérifier, aucune confirmation officielle n’étant établie à ce stade.
Ironie de la situation : celui qui aurait critiqué la gestion d’une crise pétrolière se retrouve aujourd’hui appelé à présider le conseil d’administration d’une entreprise stratégique du même secteur.
Serait-ce un simple retard administratif ou le prix à payer pour avoir parlé un peu trop fort ? Pour l’heure, impossible de trancher. Mais la question mérite d’être posée.
Au Gabon, certains perdent une élection, mais retrouvent un fauteuil dans l’appareil d’État. Encore faut-il que ce fauteuil soit réellement disponible !
Et pendant que Manf10 attendrait son installation, une autre question se pose : qui tient réellement la clé du fauteuil à Gab’Oil : la décision du Conseil des ministres ou les équilibres internes du ministère de tutelle ?
Le paradoxe gabonais : le moteur de la nomination démarre au Conseil des ministres, mais qui détient le contact pour faire avancer le véhicule ?
Affaire à suivre. Car dans le pétrole comme en politique, quand ça ne coule pas, tout le monde cherche à savoir où se trouve le bouchon !
NB : Les éventuelles tensions autour de cette nomination restent à confirmer. Les questions soulevées ici ne constituent pas une affirmation de blocage volontaire ou de règlement de comptes.






