La présidente de la Ligue des Femmes de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), Laurence Ndong, a lancé, samedi à Libreville, les activités d’Octobre Rose 2026 de son organisation, à travers un atelier national de formation des formatrices de la deuxième édition des « Marchés Roses ». Cette initiative vise à intensifier la sensibilisation aux cancers féminins et à encourager le dépistage auprès des femmes, notamment celles qui exercent dans les marchés du Gabon.
Organisée au siège de l’UDB, cette rencontre a mobilisé de nombreuses militantes, des cadres féminins du parti et des responsables provinciales. Le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a également pris part à cette activité, soulignant l’importance accordée par la formation politique aux enjeux de santé publique.
Coordonnatrice nationale des « Marchés Roses », Laurence Ndong entend faire de cette campagne un véritable outil de sensibilisation de proximité. L’objectif est de mieux informer les femmes sur les risques liés aux cancers du sein et du col de l’utérus, tout en les encourageant à adopter des comportements préventifs et à recourir aux services de dépistage.





Cette démarche cible particulièrement les commerçantes, dont les responsabilités professionnelles et familiales peuvent parfois reléguer leur santé au second plan. En privilégiant une présence directe dans les marchés, la Ligue des Femmes souhaite rapprocher les messages de prévention des populations concernées et faciliter leur accès à une information fiable.
La formation du 10 octobre a été consacrée au renforcement des capacités des militantes appelées à devenir des relais communautaires. Les travaux ont porté sur quatre principaux axes : la connaissance des cancers féminins, les moyens de prévention, les stratégies de mobilisation sociale et l’organisation pratique des « Marchés Roses ».
Les participantes ont notamment été sensibilisées aux facteurs de risque, aux signes d’alerte et à l’importance du diagnostic précoce. Les échanges ont également abordé le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, ainsi que la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Un volet pratique a permis de présenter les méthodes de sensibilisation, les modalités d’accueil des femmes, le respect de la confidentialité et leur orientation vers les structures sanitaires compétentes.
À travers cet atelier, Laurence Ndong ambitionne de constituer un réseau de formatrices capables de transmettre les connaissances acquises et d’accompagner les femmes dans leurs démarches de prévention. L’écoute, la discrétion et la bienveillance ont été présentées comme des principes essentiels pour instaurer un climat de confiance et favoriser le dialogue autour de sujets parfois difficiles à aborder.
Pour cette deuxième édition, la Ligue des Femmes de l’UDB prévoit d’élargir la portée de ses interventions en touchant davantage de marchés et en renforçant la mobilisation au-delà du Grand Libreville. Les formatrices auront ainsi vocation à participer au déploiement de la campagne dans les neuf provinces du pays, avec pour mission d’informer les commerçantes, de dissiper certaines appréhensions liées au dépistage et de faciliter leur orientation vers les professionnels de santé.
L’initiative bénéficie du haut marrainage de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, également présidente d’honneur de la Ligue des Femmes. L’organisation a exprimé sa reconnaissance pour son engagement en faveur de la santé des femmes gabonaises. Elle a également salué la contribution des professionnels de santé et des structures partenaires, notamment le Programme national de prévention et de contrôle des cancers et le Service national pour l’éducation et la promotion de la santé, dont l’expertise a contribué au déroulement de la formation.
À l’issue des travaux, les participantes ont reçu leurs attestations, marquant une nouvelle étape dans la préparation des activités de terrain. Elles sont désormais appelées à mettre en pratique les connaissances acquises afin de renforcer la sensibilisation et de promouvoir le dépistage auprès des femmes dans les différents marchés du pays.
Avec cette deuxième édition des « Marchés Roses », Laurence Ndong entend inscrire la prévention des cancers féminins dans une dynamique de proximité et de mobilisation communautaire. Au-delà de la visibilité d’Octobre Rose, l’enjeu est d’encourager davantage de femmes à s’informer, à consulter les professionnels de santé et à se faire dépister. Une ambition qui place l’information, l’accompagnement et le diagnostic précoce au cœur de la lutte contre les cancers féminins au Gabon.





