Depuis le début de la transition politique au Gabon, les tensions entre communautés et les débats sur l’identité ont pris de l’ampleur. Récemment, Marion Cobretti, un acteur politique Fang a fait une déclaration qui met en lumière un malaise profond au sein de cette communauté. Il est important d’analyser cette situation pour comprendre si elle est passagère ou si elle risque d’avoir des conséquences plus graves.
Dans son discours, Marion Cobretti exprime son étonnement face au soutien inconditionnel de certains Fang envers le régime actuel. Il rappelle qu’autrefois, cette communauté dénonçait les injustices du pouvoir, mais aujourd’hui, beaucoup préfèrent se taire ou défendre la transition comme si tout allait bien. Cette contradiction soulève une question : pourquoi ceux qui critiquaient hier se montrent-ils si silencieux aujourd’hui ?
Historiquement, la communauté Fang a toujours joué un rôle politique majeur, mais elle a souvent été divisée sur les questions de leadership et d’intérêts. Aujourd’hui, ces divisions prennent une autre forme : ceux qui osent exprimer des critiques sont attaqués par leurs propres frères. Cette situation montre un problème profond : au lieu de s’unir pour défendre leurs idées, certains Fang préfèrent s’attaquer entre eux.
Ce phénomène est inquiétant, car il donne l’impression que la communauté se sabote elle-même. Plutôt que de discuter ouvertement des défis à relever, certains préfèrent faire taire ceux qui posent des questions dérangeantes. Pourtant, l’histoire politique du Gabon nous rappelle que les divisions ont souvent été utilisées pour affaiblir des groupes influents. Cette fois, le problème semble venir de l’intérieur : les Fang se divisent d’eux-mêmes, au lieu de s’unir pour un avenir commun.
L’intervenant rappelle qu’autrefois, même sous l’ancien régime, l’opposition pouvait s’exprimer librement. Par exemple, Jean Ping a pu mener sa campagne politique sans être empêché. Pourtant, aujourd’hui, des personnalités comme Raymond Ndong Sima rencontreraient des obstacles dans leur propre région. Cette situation est paradoxale et devrait interpeller ceux qui défendent la démocratie.
Le problème principal est que certains refusent d’accepter la critique, considérant toute remise en question comme une trahison. Mais une communauté qui ne s’interroge pas sur elle-même prend le risque de stagner et de s’enfermer dans des idées rigides.
Alors, comment les Fang peuvent-ils éviter cet auto-sabotage et retrouver une unité constructive ? Il est urgent de réapprendre à débattre, à accepter les critiques et à privilégier les discussions intelligentes, plutôt que les querelles qui ne profitent qu’à ceux qui veulent diviser.
Les Fang ont toujours été une force politique importante au Gabon. S’ils veulent continuer à jouer un rôle clé dans cette transition, ils doivent dépasser ces conflits internes et travailler ensemble. L’essentiel n’est pas de savoir qui a raison ou tort sur un sujet précis, mais de s’assurer que la communauté reste unie et influente pour l’avenir du pays.
Cette déclaration met en lumière un problème plus profond : le rejet du débat et de la critique. Si les Fang veulent peser sur le Gabon de demain, ils doivent sortir de cette logique de destruction interne et se concentrer sur l’unité, le progrès et l’intérêt collectif.





