À la suite de la publication de notre article intitulé « Gabon xénophobe ? Oligui répond par un ‘tais-toi’ en nommant Régis Onanga Ndiaye président de l’Assemblée nationale », plusieurs imprécisions nous obligent à procéder à des corrections substantielles.
Dans le respect de nos lecteurs et de la vérité factuelle, voici notre mise au point.
1. Précisions nécessaires sur l’origine et le parcours de Régis Onanga Ndiaye
Notre article évoquait de façon approximative les origines familiales de M. Régis Onanga Ndiaye et la nature de son enracinement.
Or, les renseignements exacts sont très clairs :
- Il est né le 28 septembre 1966 à Port-Gentil.
- Son père, feu Mamadou Ndiaye, originaire du Haut-Ogooué, fut plusieurs fois ambassadeur du Gabon à l’étranger et président fondateur de la FEGACY (Fédération gabonaise de cyclisme).
C’est notamment de cette figure diplomatique que Régis Onanga héritera sa vocation internationale. - Sa mère, Madeleine Ogandaga, originaire d’Omboué (Ogooué-Maritime), fut Secrétaire Particulière au ministère des Affaires étrangères.
Ainsi, Régis Onanga Ndiaye est pleinement Gabonais, enraciné dans deux provinces fondatrices, et son parcours n’a rien d’une trajectoire étrangère ou ambiguë.
Nous reconnaissons que nos formulations initiales ont pu prêter à confusion et nous nous en excusons.
2. Rectification sur son parcours et sa stature diplomatique
Notre article ne rendait pas justice à l’ampleur réelle de la carrière de M. Onanga Ndiaye.
Voici un portrait rigoureux, fondé sur des éléments vérifiables :
Un diplomate aguerri au parcours international dense
Marié et père de huit enfants, Régis Onanga Ndiaye s’impose comme l’une des figures centrales de la diplomatie gabonaise.
Depuis septembre 2023, il est ministre des Affaires étrangères, chargé de l’Intégration sous-régionale et des Gabonais de l’étranger, après une carrière entamée dans les années 1990.
Une présence forte en Afrique de l’Ouest
Entre 2015 et 2023, il fut ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Sénégal, au Cap-Vert, en Gambie et en Guinée-Bissau.
Un pilier gabonais au sein de l’ONU
Il a travaillé plus de dix ans aux Nations unies où il fut notamment :
- Ministre conseiller à la mission gabonaise auprès de l’ONU (2012-2014),
- Expert en désarmement, sécurité internationale et maintien de la paix,
- Coordinateur politique adjoint du Gabon au Conseil de sécurité (2010-2011),
- Conseiller politique du président de la 59ᵉ Assemblée générale,
- Chargé d’affaires à la mission permanente du Gabon (2009-2010).







Ci-dessus , en images , Régis Onanga Ndiaye , un diplomate aguerri au parcours international dense
Avant cela, il avait occupé plusieurs fonctions stratégiques à Libreville, dont conseiller du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (1999-2004).
Un universitaire engagé
En parallèle, il fut enseignant vacataire (1997-2003) en relations internationales, géopolitique et sociologie diplomatique dans plusieurs grandes écoles de Libreville.
Une formation d’élite
Formé en France (EHEI, Paris V), il détient notamment :
- Un diplôme supérieur en diplomatie et stratégie,
- Un DEA en prospective internationale,
- Un doctorat en sciences politiques.
Compétences multilatérales et langues
Son expertise couvre la ZPCAS, l’OIF, les négociations internationales, les questions sécuritaires africaines et le nucléaire.
Il maîtrise le français et possède des notions d’anglais et d’espagnol.
Ce portrait rétablit précisément les faits, bien loin des raccourcis présents dans notre précédent article.
3. Clarification sur les motivations attribuées à Oligui Nguema
Nous avons laissé entendre que la nomination de M. Onanga Ndiaye à la présidence de l’Assemblée nationale visait spécifiquement à répondre aux accusations de xénophobie circulant à l’international, notamment après les réformes réservant certains secteurs aux nationaux.
Cette interprétation, bien que dans l’air du débat public, ne repose sur aucune déclaration officielle.
Elle aurait dû être présentée comme une hypothèse analytique, et non comme un fait.
4. Précision sur les relations supposées entre Oligui Nguema et M. Onanga Ndiaye
Nos propos suggéraient un lien personnel construit au Sénégal.
Aucune source officielle ne confirme une telle relation.
Nous rectifions.
5. Correction sur le symbole évoqué dans notre titre
Le terme « tais-toi », utilisé comme message politique adressé aux critiques du Gabon, relevait exclusivement de notre angle journalistique.
Il ne s’agit ni d’une citation, ni d’une position des autorités.
Nos excuses
Le journal présente ses excuses aux lecteurs, à M. Régis Onanga Ndiaye et aux institutions concernées pour les imprécisions contenues dans notre article initial.
Nous réaffirmons notre engagement à :
- Respecter la vérification rigoureuse des faits,
- Séparer clairement opinion et information,
- Rectifier publiquement toute erreur.






