L’annonce d’une possible convocation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze par le procureur Eddy Minang, dans le cadre des révélations liées au procès des Bongo-Valentin, attise déjà toutes les curiosités. L’ancien ministre, figure emblématique du système déchu, affirme attendre cette audition depuis longtemps. « Si la justice gabonaise a un reproche à me faire, je répondrai », répète-t-il inlassablement.
Surnommé « Billy le kid » pour sa verve et son sens aigu de la répartie, Bilie-By-Nze est considéré comme un orateur redoutable. À la barre, il pourrait transformer l’audience en véritable bulldozer verbal, mettant à l’épreuve juges et procureur. Sa maîtrise du verbe et sa connaissance des rouages institutionnels laissent présager une comparution sous haute tension.
Depuis la chute du régime Bongo, l’ancien membre du gouvernement est pointé du doigt par certains pour les dérives qui ont plongé le pays dans la crise : scandales économiques, misère sociale, violences politiques… Mais il conteste toute responsabilité exclusive, refusant de devenir le bouc émissaire d’un système qui, selon lui, s’est effondré bien au-delà de sa personne.
Cette audition promet donc de devenir un moment charnière. Entre attentes de vérité, tensions politiques et recherche de responsabilités, la comparution de Billy le kid s’annonce comme l’une des séquences les plus scrutées du paysage judiciaire gabonais. Un rendez-vous où, au-delà d’un homme, c’est toute une époque qui sera passée au crible.









