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Élections 2025 : Aux leaders criant au scandale, « mangez même brûlant, c’est votre mère qui a préparé »

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Ne surtout pas pleurer. Surtout pas. Car il n’y a rien de plus ridicule que d’entendre aujourd’hui hurler à la fraude, à l’intimidation et à la manipulation ceux-là mêmes qui ont contribué, de leurs mains avides, à ériger le système politique qui a permis ce chaos électoral.

Depuis le scrutin du 27 septembre, transformé en gigantesque foire de magouilles, les plateaux télé, les réseaux sociaux et les conférences de presse sont devenus des scènes de théâtre où se succèdent lamentations, indignations et fausses colères. Les mêmes qui hier chantaient les louanges d’un pouvoir sans limites jouent aujourd’hui les vierges effarouchées.

Rappelons-le calmement : ces gens n’ont pas construit le chaos, ils ont construit le mécanisme qui le rend possible. À commencer par ce fameux Dialogue national où il fallait poser les bases d’un État de droit moderne, équilibrer les pouvoirs, protéger la voix du peuple. Qu’ont-ils fait ? Rien. Ils ont levé les mains, hoché la tête et approuvé tout ce qui servait leurs petits calculs : postes, nominations, 4×4 rutilants, enveloppes bien garnies.

Résultat : une Constitution digne d’une monarchie républicaine, conférant à un seul homme des pouvoirs exorbitants. Et nos soi-disant démocrates ont signé, fiers d’eux, persuadés que la soupe serait servie chaude à leur table.

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Deuxième étape : le référendum. Malgré les irrégularités, malgré les signaux rouges, ils ont appelé à voter « oui », convaincus que leur docilité serait récompensée. Troisième étape : l’élection présidentielle. Un score soviétique validé sans broncher, sans contestation digne de ce nom.

Et maintenant, les mêmes viennent pleurnicher parce que le système qu’ils ont bénit, consolidé et légitimé les broie à leur tour. Pathétique.

On les entend aujourd’hui, Raymond Ndong Sima en tête, suivi de Julien Nkogue Bekale, Ntoutoume Ayi, Gérard Ella Nguema, et toute la clique, crier à l’injustice. Mais de qui se moquent-ils ? Où étaient leurs grands principes démocratiques quand il fallait protéger la République ? Où étaient leurs discours sur l’équité quand il fallait limiter les pouvoirs d’un président désormais transformé en monarque ?

Le peuple, lui, observe, amusé, cette tragédie comique. Et comme le dit si bien un proverbe fang : « Mangez si c’est chaud, car c’est votre mère qui a préparé. » Autrement dit : assumez vos choix. Vous avez bâti le système, vous en subissez les effets. Vous avez applaudi à la fabrication de la machine, vous êtes désormais coincés dans ses rouages.

Alors, à ceux qui se roulent aujourd’hui par terre en criant au scandale, nous disons ceci : vous n’êtes pas les victimes d’un système injuste, vous êtes les parrains d’un monstre politique. Vous n’avez pas été trahis, vous êtes punis par votre propre naïveté et votre soif d’intérêts personnels.

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Et au fond, il faut bien le dire… bien fait pour vous.

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