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L’Oiseau Rare 8G+ : naturalisé gabonais, repenti ivoirien, mémoire courte ?

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« J’étais un braqueur… aujourd’hui , ici, je suis un artiste, c’est bon, je ne bouge plus d’ici. » Par ces mots lâchés depuis la Côte d’Ivoire, L’Oiseau Rare 8G+ a déclenché un feu de brousse sur les réseaux gabonais.

Pour certains, c’est une confession courageuse : un homme qui assume son passé de tolard pour mieux saluer sa renaissance artistique. Une manière de dire que l’art a sauvé sa vie.

Mais pour d’autres, c’est surtout l’ingratitude servie sur un plateau d’aloko. Car si l’artiste a connu la prison, c’est bien au Gabon qu’il est devenu une star. Mieux : c’est ce même Gabon qui, généreux ou naïf, lui a remis un passeport officiel, faisant de lui un citoyen à part entière. Et voilà qu’aujourd’hui, l’enfant adopté crache dans la soupe, préférant célébrer la Côte d’Ivoire comme son vrai point de départ.

Ce n’est pas seulement une affaire d’honneur. Derrière, il y a un vieux réflexe gabonais : la crainte de voir des étrangers venir “se faire” ici avant de plier bagage, une fois leur compte rempli. Certains avaient d’ailleurs déjà contesté qu’on lui accorde la nationalité. Cette sortie ne fera que leur donner raison.

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Alors, confession sincère ou mépris assumé ? Peut-être un peu des deux. Mais au Gabon, on retiendra surtout qu’il y a des passeports qu’on distribue trop vite… et des mémoires qu’on efface encore plus vite.

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