Alors que le pays se prépare pour les prochaines élections législatives et locales, un vent de révolte souffle dans le Woleu-Ntem. Oyem avait donné le ton, aujourd’hui Bitam lui emboîte le pas : les populations locales refusent désormais d’être les otages de réseaux politiques véreux orchestrés depuis Libreville.
Dans les deux principales villes de la province, un même cri retentit : plus jamais ça !
À Oyem, les notables et citoyens engagés avaient déjà annoncé la création d’une « armée non violente » de résistants par la conscience, s’opposant frontalement à ce qu’ils dénoncent comme une « prise en otage politique ». Leur cible ? Ces fameux prédateurs politiques, experts en mensonge et manipulation, qui débarquent avec des valises d’argent et des promesses creuses, maquillant leurs intérêts personnels sous le drapeau du patriotisme.
Mais voilà que Bitam, à travers son Conseil des sages et de la jeunesse, se joint au combat. Dans une lettre ferme adressée à des figures locales proches du président de la République, les leaders de Bitam réclament que cesse l’investiture des « revenants politiques », des figures décriées, corrompues, ou simplement déconnectées des réalités du terrain.
Ils vont plus loin en publiant une liste noire de noms à écarter d’office, parmi lesquels Ondo Motogo Emmanuel, Ndemezo Obiang René ou encore Jean Michel Edou Sima. Des profils que les populations locales assimilent à des symboles du passé qu’elles ne veulent plus voir.
Dans un même élan, les citoyens recommandent des candidatures issues du peuple, des hommes et femmes connus pour leur intégrité et leur proximité avec les vraies préoccupations des habitants.
Ce qui se joue ici dépasse les rivalités politiques classiques : c’est une bataille pour l’avenir même de la Cinquième République. Les citoyens du Woleu-Ntem, longtemps relégués au second plan, refusent désormais d’être considérés comme une simple réserve de voix électorales.
Oyem et Bitam ne parlent plus seulement pour eux-mêmes, mais pour toute une province, et peut-être même pour tout le pays :
- Plus d’imposteurs parachutés depuis Libreville.
- Plus de listes électorales truquées.
- Plus de politique de la cuillère.
C’est un message clair adressé à ceux qui, tapis dans les salons feutrés de la capitale, pensent encore pouvoir manipuler les consciences à coup de billets et de belles paroles : les mentalités ont changé.
La province du Woleu-Ntem vient d’entrer en résistance démocratique. Libreville est prévenue.











