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UDB : LES VIEILLES MÉTHODES DU PDG DE RETOUR ? FIACRE MPAKO NGOMA LÂCHE LA BOMBE

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La rupture promise serait-elle déjà trahie ?
Le changement tant annoncé cacherait-il une inquiétante continuité ?

L’honorable Fiacre Mpako Ngoma, député du 2ᵉ siège du département de la Zadié à Mékambo, a décidé de briser le silence. Et ses propos font l’effet d’une0 véritable déflagration politique au sein de l’Union pour la Démocratie et le Bâtiment (UDB), parti au pouvoir.

Tout serait parti d’une simple prise de position sur la taxe forfaitaire d’habitation. Une opinion politique assumée, qui aurait aussitôt déclenché une réaction jugée brutale au sein du parti : menaces de sanctions, rappel à l’ordre expéditif, tolérance zéro face à la contradiction. Pour l’honorable Mpako Ngoma, cette fébrilité traduit des réflexes autoritaires hérités de l’ancien régime, ceux-là mêmes que le peuple gabonais pensait avoir relégués au passé.
Mais le malaise ne s’arrête pas là. Selon le parlementaire, certaines activités de la Ligue des Femmes de l’UDB donnent l’impression d’un inquiétant copier-coller des pratiques kounabélistes de l’ancien PDG : démonstrations de loyauté excessives, mises en scène politiques et culte à peine voilé du pouvoir. Une image qui jette une ombre sérieuse sur la sincérité de la rupture tant proclamée par les nouvelles autorités.
Pendant que le parti s’emploie à discipliner ses voix discordantes, le peuple gabonais, lui, continue d’attendre. Attendre des hôpitaux réellement fonctionnels, une école nationale redressée après des années d’abandon, des retraités payés et respectés, un accès effectif au logement, la fin des délestages à répétition, des routes praticables et une gestion rigoureuse de la dette publique. Autant de questions concrètes, face auxquelles les réponses tardent à venir.
Dans ce qui ressemble à un avertissement politique à peine voilé, Fiacre Mpako Ngoma invite le Président de la République à se méfier de son entourage. Il met en garde contre des profils opportunistes, plus prompts à parler qu’à agir, dont les discours contradictoires finissent par brouiller le message présidentiel et fragiliser la crédibilité de l’action publique.
Et de rappeler, avec gravité, une vérité implacable du pouvoir : un chef d’État demeure toujours seul face à son destin politique. Les partis, les gouvernements et les conseillers passent, mais l’Histoire, elle, ne retient que les actes. Si la rupture ne se traduit pas rapidement par des résultats visibles, elle risque de rester un slogan creux, incapable de répondre aux immenses attentes du peuple gabonais.

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