C’est dans une atmosphère festive et pleine d’espoir que la capitale provinciale de la Ngounié a accueilli, en différé le 26 avril 2025 , la célébration de la Journée nationale de la femme gabonaise. Conduite par le Ministre de la Femme et de la Protection de l’Enfance, une imposante délégation de huit ministères a honoré cette cérémonie, rehaussée par la présence de figures emblématiques de la société civile et du monde politique féminin.
Parmi ces personnalités de premier plan, Madame Sidonie Flore Ouwe, infatigable militante pour les droits et l’autonomisation des femmes, a marqué les esprits lors de son intervention au premier panel intitulé : “Du leadership des organisations féminines à la participation à la vie politique nationale et communautaire : quels enjeux ?”
Tel un professeur captivant son auditoire, Madame Ouwe a livré un exposé aussi instructif qu’engageant. D’entrée de jeu, elle a rappelé que les nominations de femmes à des postes étatiques, bien que louables, ne sauraient être assimilées à un réel leadership féminin. « Le véritable leader, a-t-elle précisé, est celui qui porte une vision claire, fondée sur la défense d’une cause mobilisatrice pour son environnement. »
Allant plus loin, elle a insisté sur l’importance de la capacité d’un leader à communiquer sa vision pour rallier et inspirer les autres. Selon elle, l’absence de femmes à la tête de partis politiques, contrairement à leur présence remarquée dans les associations, s’explique à la fois par des pesanteurs socioculturelles un héritage d’un leadership matrimonial transmis de mère en fille et par un climat politique déshumanisé par la quête effrénée d’intérêts personnels.

Madame Sidonie Flore Ouwe a saisi cette tribune pour recommander aux femmes gabonaises, tant en milieu urbain qu’au sein des collectivités locales, de réfléchir ensemble à l’émergence de profils de leaders adaptés aux besoins de leurs communautés. Elle a rappelé les différents types de leadership, notamment :
· Le leadership autoritaire : efficace en situation de crise, mais peu mobilisateur en temps de paix ;
· Le leadership participatif : favorisant la motivation et la créativité ;
· Le leadership transformationnel : capable d’inspirer et de pousser chacun à se dépasser ;
· Le leadership charismatique : fondé sur l’attrait personnel, mais risqué en cas de dépendance excessive ;
· Le leadership serviteur : centré sur le bien-être collectif, renforçant la loyauté.
« Les leaders féminins doivent être formés et choisis selon les attentes des populations et en fonction des domaines d’activité, qu’soient politiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux », a-t-elle martelé.
Avec la verve et le courage qui la caractérisent, Madame Ouwe a lancé un appel vibrant aux femmes de Mouila et d’ailleurs : s’investir pleinement dans la politique, occuper les sièges de députés, et présider aux destinées des assemblées départementales et communales. Elle a exprimé le souhait ardent de voir une femme devenir maire de Mouila, un vœu salué avec ferveur par l’assistance, dans un tonnerre d’applaudissements et un « AMEN » collectif empreint d’espoir.
En images, la célébration de la Journée nationale de la femme gabonaise à Mouila














