Le 11 mai 2026, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a saisi le Président de la Haute Autorité de la Communication au sujet de la suspension des réseaux sociaux au Gabon.

Dans sa démarche, l’acteur de la société civile dénonce une mesure aux lourdes conséquences pour les consommateurs et les acteurs du numérique. Il reconnaît toutefois que cette décision a poussé les autorités à accélérer la réforme du cadre juridique de la communication à travers l’adoption de trois textes majeurs :
- l’ordonnance modifiant le Code de la communication ;
- l’ordonnance modifiant les dispositions relatives à la HAC ;
- l’ordonnance réglementant l’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques en République gabonaise.
S’appuyant sur une étude datée du 11 mai 2026, Geoffroy Foumboula révèle plusieurs paradoxes liés à cette suspension :
- 54 % des pages Facebook officielles des ministères continuent de publier depuis le 17 février ;
- les institutions législatives et constitutionnelles communiquent normalement sur leurs plateformes numériques ;
- les médias publics et les créateurs de contenus poursuivent leurs activités en ligne ;
- en revanche, les comptes officiels de la Présidence de la République et du Chef de l’État restent suspendus depuis le 18 février 2026.
Selon lui, cette situation fragilise la communication institutionnelle du pays, au point où les citoyens sont désormais contraints de s’informer à travers des influenceurs ou des plateformes non officielles.
Le document souligne également les effets du recours massif aux VPN, devenu quasi systématique au Gabon malgré la suspension. Une pratique qui, selon l’auteur, fausse les données numériques nationales et expose davantage les informations locales à des acteurs tiers.
Estimant que le nouveau cadre juridique existe désormais, Geoffroy Foumboula considère que le maintien de la suspension n’est plus justifiable. Il demande ainsi à la HAC de procéder à la levée des restrictions afin :
- de permettre aux citoyens d’exercer leurs droits numériques ;
- de relancer les activités des entrepreneurs du secteur ;
- et de restaurer une communication présidentielle institutionnelle et officielle.
En définitive, cette sortie de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso relance le débat sur l’équilibre entre régulation numérique, liberté d’accès à l’information et impératifs institutionnels au Gabon. Alors que les usages des réseaux sociaux demeurent effectifs à travers les VPN et les plateformes parallèles, de nombreuses voix estiment désormais qu’une levée encadrée de la suspension permettrait à la fois de renforcer l’autorité de l’État dans l’espace numérique et de rétablir une communication officielle plus cohérente avec les réalités du 21e siècle.





