Libreville, 2 septembre 2026. La réforme de la Fonction publique était au cœur d’une séance de travail entre la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, et le Bureau exécutif de la Confédération syndicale Dynamique Unitaire, conduit par son vice-président, Blaise Nkogo Meye.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue social permanent engagé par le ministère avec les partenaires sociaux, autour des avant-projets de textes portant réforme de la Fonction publique.
Deux textes au centre des échanges
À l’ouverture des travaux, Laurence Ndong a rappelé les raisons qui sous-tendent cette réforme. Selon le ministère, l’avènement de la Ve République et la Constitution du 19 décembre 2024 imposent une refondation et une modernisation de l’État.
La réforme vise également à actualiser deux textes considérés comme anciens : le Statut général des Fonctionnaires, issu de la loi n°08/91 du 26 septembre 1991, et le Statut général de la Fonction publique, régi par la loi n°01/2005 du 4 février 2005.
La ministre a par ailleurs rappelé les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui avait insisté, lors de son adresse à la Nation à l’occasion de la Fête de la Libération, sur la nécessité de réformer l’administration afin d’améliorer la qualité du service public et la gestion des carrières des agents publics.
Plus de trois heures de discussions
Pendant plus de trois heures, les représentants de Dynamique Unitaire et le membre du gouvernement ont examiné les deux avant-projets de textes. Questions, préoccupations et observations ont été abordées, le ministère privilégiant une démarche pédagogique pour expliquer les dispositions envisagées ainsi que les garanties devant les accompagner.
Parmi les principaux axes annoncés figurent l’équité dans l’accès à la Fonction publique et dans le déroulement des carrières, la reconnaissance du mérite ainsi que l’amélioration de la performance de l’administration.




Le ministère indique également que ces orientations ont été nourries par une étude comparative portant sur 21 pays répartis sur quatre continents, notamment sur les mécanismes de recrutement, d’avancement et d’évaluation.
Laurence Ndong revendique une démarche participative
Pour la ministre, l’objectif affiché est de rétablir davantage d’équité au sein de la Fonction publique et dans les carrières des agents.
Laurence Ndong insiste également sur la méthode retenue par son département ministériel : expliquer la réforme, écouter les partenaires sociaux et intégrer leurs observations avant l’aboutissement du processus. Les remarques formulées par Dynamique Unitaire doivent ainsi être examinées au même titre que celles des autres partenaires sociaux.
Une démarche que Dynamique Unitaire semble vouloir accompagner avec prudence. Venue prendre connaissance directement du contenu des textes avant de se prononcer, la confédération syndicale considère qu’il s’agit encore d’avant-projets et entend poursuivre la réflexion.
Son vice-président, Blaise Nkogo Meye, a par ailleurs reconnu avoir été « quelque peu édifié » par l’ampleur des efforts consentis par le ministère concernant certaines situations administratives portées à son attention.
Vers une caravane nationale de pédagogie
Au terme de cette rencontre, le ministère a évoqué la possibilité d’organiser une caravane nationale de pédagogie consacrée à la réforme.
Cette initiative aurait pour objectif d’aller à la rencontre des agents publics et des partenaires sociaux à travers le pays, afin d’expliquer les changements proposés, répondre aux préoccupations et recueillir les différentes contributions.
À travers cette démarche, le ministère entend faire du dialogue avec les agents publics et leurs représentants un élément central de la construction de la réforme. Une réforme qui, selon le communiqué, doit être expliquée, comprise et enrichie par la concertation avant sa mise en œuvre.






