Candidate aux élections municipales du 6e arrondissement de Libreville, Mlle Haresse Kengue attire l’attention par un parcours pour le moins singulier et des zones d’ombre sur son programme et ses origines.
Elle s’est d’abord fait connaître dans le domaine de la santé publique par une campagne de contraception controversée, qui a suscité des critiques pour ses effets secondaires. Cet épisode a marqué les esprits et continue d’alimenter le débat sur sa crédibilité dans la gestion de projets collectifs.
Sa candidature municipale n’a pas manqué d’être accompagnée de manifestations publiques et de protestations médiatisées, notamment après le rejet de sa liste par le ministère de l’Intérieur. Des gestes et interventions qui ont renforcé sa visibilité mais ont également été perçus par certains observateurs comme davantage théâtraux que politiques.
À cela s’ajoute une certaine opacité sur ses origines familiales, que le public aimerait voir clarifiées, en particulier la question de liens éventuels avec le Cameroun. La transparence sur ce point est jugée importante pour ceux qui souhaitent mieux connaître le parcours des élus locaux.
Enfin, si ses interventions médiatiques se concentrent parfois sur les critiques de ses concurrents, elles laissent peu de place à la présentation concrète de son programme pour le 6e arrondissement, laissant les électeurs dans l’attente de propositions plus claires et détaillées.
Entre visibilité médiatique et questions sur ses compétences et priorités, la candidature de Mlle Kengue illustre les profils atypiques qui émergent dans la scène politique gabonaise et les interrogations qu’ils suscitent auprès des citoyens.









