Le 22 septembre 2025, depuis Blois-Chambord en France, l’activiste Wilfried Okoumba a livré une déclaration explosive. S’adressant directement au président de la République, il dénonce un vaste scandale de détournements impliquant Mays Mouissi , actuel secrétaire général de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). Entre enrichissement fulgurant, dette colossale et mépris affiché envers les populations, l’activiste interpelle Brice Clotaire Oligui Nguema et appelle à des mesures exemplaires.
Pour Okoumba, les faits sont accablants : en deux petites années de présence au gouvernement, Mays Mouissi aurait bâti une fortune disproportionnée. Villas somptueuses, train de vie fastueux, costumes sur mesure, chaussures de luxe… le tout sans commune mesure avec ses revenus officiels. L’universitaire affirme avoir rencontré un entrepreneur de Saba Construction, société de Lébamba, qui réclame toujours une dette impayée de 2 milliards FCFA contractée par Mouissi. Un chiffre vertigineux, révélateur selon lui d’un système de prédation installé au cœur même de l’appareil d’État.
Mais au-delà de ses biens, c’est la place stratégique qu’occupe Mouissi au sein de l’UDB qui choque. Comment un parti se voulant porteur d’une vision nouvelle peut-il se compromettre avec un secrétaire général soupçonné d’être un « détourneur en chef » ? s’interroge Mouissi. Il rappelle avec amertume que même les anciens gestionnaires vilipendés sous le régime Bongo n’ont jamais exhibé un patrimoine comparable à celui découvert en Ndende.
Le comble, selon le professeur, fut atteint lors d’un récent épisode électoral : Mays Mouissi aurait convié les populations locales à son domicile, dans son « château », sous prétexte d’un repas convivial. Derrière cette mascarade, un seul objectif : étaler sa richesse et humilier les plus pauvres. « Regardez ce que j’ai, que vous me votiez ou pas », telle serait la véritable leçon de ce festin, qualifié par Wilfried Okoumba d’acte belliqueux et provocateur. Résultat : déception, humiliation et colère des villageois qui se sentent trahis et ridiculisés.
Pour Okoumba, le scandale Mays Mouissi dépasse la simple question morale. Il touche à l’âme même de la Transition gabonaise. Le coup d’État du 30 août 2023, rappelle-t-il, avait été justifié par la volonté de mettre fin aux détournements, à la corruption et aux abus qui ruinaient le pays. Laisser prospérer un cas aussi flagrant à l’intérieur même de l’UDB reviendrait, selon lui, à trahir le sacrifice du peuple et à ridiculiser les idéaux portés par Brice Clotaire Oligui Nguema.
Dans son adresse, le Wilfried Okoumba lance un triple appel au chef de l’État : exiger la démission immédiate de Mays Mouissi de son poste de secrétaire général de l’UDB, retirer sa candidature aux élections locales pour éviter une humiliation politique annoncée et le placer sous résidence surveillée en attendant enquête.
Au-delà de ce cas, Wilfried Okoumba met en garde : les caisses de l’État sont exsangues, les populations manquent de routes, d’hôpitaux, d’écoles, d’eau et d’électricité. « Nous n’avons pas un pays de rechange », martèle-t-il, en dénonçant une élite prédatrice qui accumule des fortunes personnelles pendant que le peuple crie famine.
En conclusion, Wilfried Okoumba place le président face à ses responsabilités. Agir fermement contre Mays Mouissi, c’est réaffirmer la crédibilité de la Transition et redonner confiance au peuple. Ne rien faire, c’est cautionner les dérives que l’on prétendait combattre. « Monsieur le Président, la balle est dans votre camp. L’histoire vous regarde. »








