Il y a les déclarations d’amour. Et puis il y a les actes.
Seydou Kane est au cœur d’une polémique qui pose une question simple : quelle place le Gabon occupe-t-il réellement dans son histoire personnelle et économique ?
Depuis des décennies, son entreprise, la CITP, s’est illustrée sur d’importants marchés publics gabonais.
Logements de la Garde Républicaine, infrastructures du Prytanée militaire, Stade FC105, Lycée professionnel de Bikélé…
Et les montants donnent le vertige : 45,6 milliards de FCFA pour Bifoun-Lambaréné, 68,8 milliards pour Ntoum-Cocobeach.
Faire des affaires n’a rien d’anormal. Un marché public est un contrat, pas un cadeau.
Mais une question demeure : après toutes ces années de présence et ces milliards générés au Gabon, qu’a-t-il réalisé ici sur ses fonds propres, au bénéfice direct des populations ?
Car lorsqu’on regarde vers le Mali, le contraste interpelle.
Dans son village natal de Madina Alahéry, à Nioro, Seydou Kane est présenté comme un important mécène : école, centre de santé, château d’eau, mosquée, ouvrages d’irrigation…
En 2012, son soutien à l’armée malienne aurait également atteint 2 millions d’euros.
Alors pourquoi cette générosité semble-t-elle beaucoup plus visible là-bas qu’ici ?
Le Gabon serait-il une terre d’affaires, tandis que le Mali resterait la terre du cœur ?
Personne ne reproche à Seydou Kane d’avoir réussi au Gabon.
Personne ne lui demande non plus de travailler gratuitement.
Mais lorsqu’un pays vous permet de bâtir un empire, il est légitime de se demander ce que vous êtes prêt à lui redonner sans facture, sans marché et sans contrepartie.
Une école. Un dispensaire. Un réseau d’eau. Un projet agricole.
Des réalisations qui ne rapportent rien à un portefeuille, mais beaucoup à une population.
Car au fond, la question n’est peut-être pas : combien Seydou Kane a-t-il gagné au Gabon ?
Mais plutôt :
combien est-il prêt à donner au Gabon ?
👁️ L’œil qui voit ne ment pas.
SEYDOU KANE : LE GABON DANS LE CŒUR OU DANS LES AFFAIRES ?
À chacun de regarder les faits et de se faire son opinion.






