Le mystère s’épaissit et le ton monte. À la Cité Damas, ce quartier résidentiel de Libreville encore sous le choc, l’affaire de la mort de Vanessa Cherone Mbouie prend un tournant judiciaire majeur. Ce qui n’était encore qu’un drame entouré de versions contradictoires semble devenir désormais une affaire criminelle suivie de très près par la justice.
Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources proches du dossier, Yannick Ndong, concubin de la victime, a été placé sous mandat de dépôt mercredi, à l’issue de son passage devant le procureur de la République puis devant le doyen des juges d’instruction. Une décision lourde de sens : elle marque l’entrée officielle du dossier dans une phase d’instruction approfondie.
Désormais incarcéré, l’homme de 53 ans, informaticien de profession, ne flanche pas. Face aux enquêteurs et au magistrat instructeur, il continue de clamer son innocence. Mais fait nouveau et troublant : la version avancée évolue. Après l’hypothèse d’un suicide évoquée dans son entourage, Yannick Ndong parlerait désormais d’un accident. Un changement de ligne de défense qui ne manque pas de susciter de nouvelles interrogations.


Que s’est-il réellement passé dans cette chambre, au cœur de la nuit du 15 mars ? Comment expliquer ces versions successives qui peinent à s’imposer face aux zones d’ombre du dossier ?
Du côté de la famille de Vanessa Cherone Mbouie, la colère reste vive et intacte. Pour les proches de la victime, aucune de ces hypothèses ne tient. Ni le suicide, ni l’accident. Ils exigent la vérité, toute la vérité, et comptent sur la justice pour faire toute la lumière sur ce qu’ils considèrent comme un drame aux contours profondément suspects.
Les enquêteurs, eux, avancent méthodiquement. Les expertises balistiques et médico-légales en cours seront déterminantes. Trajectoire de la balle, distance de tir, position des protagonistes : chaque détail comptera pour reconstituer la scène et départager les versions.
En attendant, une certitude s’impose : l’affaire Vanessa Mbouie est loin d’avoir livré tous ses secrets. Entre silences, contradictions et revirements, la vérité semble encore enfouie derrière les murs de cette chambre où, en une fraction de seconde, tout a basculé.
Et désormais, une question brûle toutes les lèvres à Libreville : accident, suicide… ou crime maquillé ?





