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Magazine Super Star > ACTUALITE > AURÉLIEN MINTSA MI NGUEMA : DE NEW DELHI À LIBREVILLE, COMMENT FABRIQUER UNE CRISE AVEC RIEN
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AURÉLIEN MINTSA MI NGUEMA : DE NEW DELHI À LIBREVILLE, COMMENT FABRIQUER UNE CRISE AVEC RIEN

Last updated: 10 septembre 2026 9h50
Published: 10 septembre 2026
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Il fallait manifestement beaucoup d’imagination pour transformer une simple réorganisation interne de l’UDB en « claque politique » infligée à Aurélien Mintsa Mi Nguema.

Contents
  • Une passation transformée en « disgrâce »
  • Le parti doit-il fonctionner à distance ?

À en croire certains récits, le fait que ce dernier ne soit plus trésorier général du parti serait le signe d’un désaveu politique, voire d’une dégradation de ses relations avec le président-fondateur de l’UDB. Une interprétation aussi spectaculaire que peu convaincante.

Car un élément essentiel semble avoir été volontairement oublié : Aurélien Mintsa Mi Nguema est désormais ambassadeur du Gabon en Inde.

Dès lors, quoi de plus logique que de céder la gestion quotidienne de la trésorerie du parti à un autre responsable resté au Gabon ?

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La trésorerie d’une formation politique nécessite disponibilité, suivi administratif et présence régulière auprès des structures du parti. Imaginer qu’un ambassadeur, installé à plusieurs milliers de kilomètres, puisse continuer à assurer normalement cette responsabilité relève davantage de la fiction que d’une analyse sérieuse.

Une passation transformée en « disgrâce »

Le plus étonnant n’est donc pas qu’Aurélien Mintsa Mi Nguema ait quitté cette fonction. Le plus étonnant est que certains cherchent à présenter cette évolution parfaitement logique comme une sanction.

Où est la preuve du prétendu désaveu ? Où sont les déclarations, les décisions ou les faits permettant d’établir une rupture entre le président-fondateur et son « petit frère » ?

Rien de tout cela n’est démontré.

À défaut de faits, on s’appuie sur des insinuations. Une nomination diplomatique devient une sanction, une passation de responsabilités devient une éviction et une réorganisation interne se transforme en crise politique.

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De New Delhi à Libreville, il suffit donc parfois d’un peu d’imagination pour fabriquer une tempête avec un simple changement de portefeuille.

Le parti doit-il fonctionner à distance ?

La question mérite d’être posée autrement : aurait-il été plus logique de maintenir à la tête de la trésorerie un responsable appelé à exercer ses fonctions diplomatiques en Inde ?

La réponse tombe sous le sens.

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Le changement de trésorier n’a rien d’une humiliation. Il répond simplement à une exigence élémentaire de fonctionnement : les responsabilités doivent être exercées par ceux qui sont en mesure de les assumer pleinement.

Vouloir y voir autre chose, sans le moindre élément concret, revient à chercher une crise là où il n’y a qu’une organisation rationnelle des responsabilités.

Au fond, cette affaire illustre surtout une vieille méthode : prendre un fait réel, lui retirer son contexte, y ajouter quelques insinuations et présenter le tout comme une révélation politique.

Mais les ragots ont une faiblesse : ils peuvent faire du bruit, pas des preuves.

Et dans cette affaire, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a ni « claque », ni « coup de grâce », ni désaveu.

Il y a simplement un ambassadeur qui exerce désormais ses fonctions en Inde et une responsabilité partisane qui, logiquement, doit être assumée au Gabon.

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