Il est recommandé de dire la vérité. Critiquer n’est pas antinomique à la probité. Il n’est pas non plus synonyme de méchanceté. Mais cela évoque l’analyse, l’objectivité et l’impartialité dans la proposition.
J’apprends, ce matin, que le Gouvernement et les syndicats sont parvenus à signer un protocole d’accord. Quelle salutaire nouvelle pour notre jeunesse et pour l’avenir de notre pays ! Ledit protocole d’accord est manifestement la volonté des deux parties (Gouvernement et syndicats) d’assurer à nos enfants une année scolaire apaisée et de qualité.
Aussi, ce protocole d’accord rappelle-t-il que les syndicats sont bien des partenaires sociaux du Gouvernement et non ses opposants. Par conséquent, point de place pour la récupération politique des revendications syndicales.
Les syndicats sont une force de proposition et de progrès que nos gouvernants ont su écouter et avec lesquels ils sont résolument engagés à donner un socle social inébranlablement humain à la Ve République. Un socle social qui exige courage et patriotisme. Et ce sont ces valeurs qui ont certainement prévalu pour parvenir à une diligente réponse favorable à un cahier des charges aussi rempli que celui que les enseignants ont présenté.

Faut-il en effet rappeler, par exemple, que les situations administratives ont été bloquées pendant plus de 12 ans ? Quel retard ! Y répondre, en régularisant plus de 8 000 situations différentes, en un temps aussi court, pour le seul secteur de l’éducation, relève presque de l’exploit. Cela est inédit dans notre pays. Et je pense que le Gouvernement aurait même fait mieux si tous les dossiers présentés avaient été complets.
Les images que je découvre de madame Carmelia NTOUTOUME, sur les réseaux sociaux, travaillant dans son bureau à une heure aussi tardive, me rassurent quant à l’aboutissement heureux du reste des situations.
Ces images doivent pouvoir nous interpeller à la responsabilité et à la mesure dans nos critiques et analyses, parce qu’il s’agit d’abord de la vie des compatriotes. Être exigeant n’est pas synonyme de méchanceté gratuite, mais de respect de la vie (la vie privée, du cursus professionnel, des compétences, etc.), parce que seul l’intérêt supérieur de la nation doit prévaloir.
Nous avons ainsi l’obligation de reconnaître le sacrifice des uns et des autres. Oui, être patriote et républicain, c’est aussi savoir applaudir les efforts de notre concitoyen.
Cette ministre d’État, mère de famille, est en train de prouver qu’elle a des épaules larges. Je vois dans la crise qu’elle est en train de traverser le sens ontologique de la géo-compétence prônée par le Président de la République. Et cela est un réel motif d’espoir quant à la rupture avec l’ordre ancien et le cheminement vers un changement radical de paradigmes dans la gouvernance de notre pays.
Ce protocole d’accord représente indubitablement un signal réconfortant de ce que, loin du radicalisme mortifère, notre pays demeure profondément ancré dans sa valeur de dialogue tolérant, socle de la cohésion nationale.
Toutefois, parce qu’il faut trouver des solutions durables à toutes les problématiques sociales des Gabonais, je réitère ma proposition de la tenue urgente d’un Dialogue social inclusif.
Dr Éric-Simon ZUE OBIANG
Enseignant-chercheur – Homme politique






