Les images parlent d’elles-mêmes. Alors que les autres équipes africaines arrivent au Maroc unies, disciplinées et fières de leurs couleurs, les Panthères du Gabon se distinguent… par leur désordre et leur désinvolture.
Alors que certaines nations ont débarqué en groupe, organisées et mises en scène, notre sélection nationale a choisi de rejoindre Casablanca en rangs dispersés, sans cohérence et sans identité visible. Pas de tenue valorisant notre culture, pas de message fort, pas d’image qui inspire fierté : seulement le chaos et l’amateurisme.
Ce n’est pas qu’une question d’apparence. C’est une question de respect : respect pour le drapeau, respect pour les supporters et respect pour une nation qui attend que son équipe nationale soit un symbole de sérieux et d’excellence. À chaque compétition, la même histoire se répète : désorganisation, improvisation et communication inexistante, tandis que certains responsables continuent de diriger comme si rien ne s’était passé.
Qu’aurait coûté un minimum de préparation, une tenue traditionnelle ou un message d’unité ? Absolument rien, si ce n’est le courage de faire preuve de sérieux. Le résultat est là : le Gabon apparaît, une fois de plus, comme un pays incapable d’organiser son image et de valoriser ses symboles.
Les autres équipes arrivent avec ambition, détermination et fierté. Nous, avec désinvolture et confusion. Avant même le premier coup de sifflet, la Fédération gabonaise de football a déjà perdu le match du respect et de la crédibilité.
Les Gabonais doivent ouvrir les yeux : ce désordre n’est pas une fatalité, mais le produit de choix humains. À force de banaliser l’amateurisme, on sacrifie l’honneur national et l’espoir de la jeunesse. Il est temps que des décisions courageuses soient prises, car le Gabon mérite mieux que des images qui font honte sur la scène africaine.





