À l’occasion d’un point de presse tenu au siège de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), son secrétaire général, Mays Mouissi, a dressé le bilan du premier tour des législatives du 27 septembre 2025. Tout en saluant les « résultats encourageants » obtenus par sa jeune formation, il a appelé ses militants à une mobilisation totale en vue du second tour, prévu pour le 11 octobre.
Créée à peine trois mois avant le scrutin, l’UDB revendique déjà 54 sièges sur environ 60 pourvus dès le premier tour, sur un total de 145 sièges à l’Assemblée nationale. Un score que Mays Mouissi qualifie de « preuve d’une recomposition majeure du paysage politique » et d’« étape importante vers l’achèvement du processus de transition engagé depuis le 30 août 2023 ».
Cette lecture optimiste contraste toutefois avec les interrogations exprimées dans l’opinion sur la rapidité avec laquelle ce parti, jusque-là absent de la scène politique, s’est imposé comme l’une des principales forces du pays. Certains y voient le signe d’un ancrage institutionnel solide, d’autres redoutent plutôt l’émergence d’un parti étroitement lié à la dynamique du pouvoir de transition.
Concernant l’organisation du scrutin, Mays Mouissi a reconnu que « des faiblesses » avaient été constatées dans sept circonscriptions, mais il a tenu à relativiser leur impact en affirmant que « 95 % des opérations électorales s’étaient bien déroulées ». Un constat qui, s’il reflète une confiance dans le processus, n’efface pas totalement les doutes soulevés par certaines irrégularités relevées sur le terrain.
Le secrétaire général de l’UDB a également rappelé que l’objectif de son parti est de décrocher une majorité parlementaire afin de « parachever le travail entamé » avec l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema le 12 avril dernier. Selon lui, l’Assemblée nationale issue de ces élections devra « refléter les aspirations des compatriotes » et accompagner les réformes amorcées depuis la transition.
Contrairement aux élections de 2018, où la majorité avait été acquise dès le premier tour, Mays Mouissi a souligné que la bataille parlementaire reste cette fois « ouverte », plusieurs partis et indépendants pouvant encore s’imposer. Il a aussi salué la percée de formations longtemps marginalisées, signe selon lui d’un pluralisme politique en progression.
Enfin, il a insisté sur l’importance du second tour, présenté comme « décisif pour l’avenir institutionnel du pays ». Appelant ses partisans à « intensifier les efforts d’explication », il a conclu en les exhortant à transformer l’essai le 11 octobre, pour donner à l’UDB « les moyens d’agir au service de la nation ».









