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Magazine Super Star > DIS NOUS TOUT > LA CNDPC VEUT SÉVIR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : L’UPG-L LUI POSE UNE QUESTION QUI FÂCHE — QUI A DÉCIDÉ ?
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LA CNDPC VEUT SÉVIR SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : L’UPG-L LUI POSE UNE QUESTION QUI FÂCHE — QUI A DÉCIDÉ ?

Last updated: 16 août 2026 19h37
Published: 16 août 2026
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Le regard de la rédaction

La communication attribuée à la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC), le 11 août 2026, appelant notamment à des « mesures fortes » contre certains comportements sur les réseaux sociaux, à d’éventuelles poursuites pénales et à un encadrement renforcé du cyberespace, fait réagir l’Union des Patriotes Gabonais Loyalistes (UPG-L).

Son président, David Mbadinga, ne conteste ni le droit de la CNDPC d’intervenir dans le débat public ni la nécessité de combattre les dérives numériques. Mais il pose une question institutionnelle qui mérite réponse : qui a décidé que cette position engageait toute la CNDPC ?

David Mbadinga

Une question de collégialité

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Pour l’UPG-L, le problème n’est donc pas la prise de parole elle-même, mais la manière dont elle aurait été arrêtée.

La CNDPC étant une institution collégiale, David Mbadinga estime que lorsqu’elle affirme demander au Gouvernement des « mesures fortes », envisager des poursuites ou souhaiter une évolution de la législation, il doit être possible de savoir si ces positions ont été régulièrement adoptées par l’organe compétent.

Il rappelle par ailleurs que, selon lui, l’Assemblée plénière de la CNDPC n’est pas encore constituée conformément au dispositif prévu, les partis légalement reconnus n’ayant pas encore été invités à communiquer leurs représentants.

D’où cette formule : « Représenter n’est pas décider. »

Le président de l’UPG-L considère que le président d’une institution peut naturellement la représenter et défendre ses décisions, mais que la parole collective doit procéder d’une décision collective lorsque les textes l’exigent.

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Liberté d’expression : ne pas tout confondre

Sur le fond, l’UPG-L reconnaît que les réseaux sociaux ne doivent pas devenir un espace où l’on peut impunément insulter, diffamer ou porter atteinte à la vie privée.

Mais David Mbadinga met en garde contre une confusion entre ces dérives et la critique politique.

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Critiquer l’action du Président de la République ou du Gouvernement n’est pas, en soi, une infraction. Pour l’UPG-L, la frontière doit être fixée par la loi, et non par le simple caractère dérangeant d’une opinion.

La même exigence vaut pour les poursuites pénales : la CNDPC peut alerter, recommander et attirer l’attention des pouvoirs publics dans le cadre de ses compétences, mais elle ne saurait se substituer à la justice.

Cinq questions posées à la CNDPC

David Mbadinga demande donc des clarifications sur :

  • la base juridique de la communication du 11 août ;
  • l’organe ayant arrêté les positions exprimées ;
  • l’existence éventuelle d’une délibération de l’Assemblée plénière ;
  • les compétences respectives du Président du Bureau et de l’Assemblée plénière en matière de communication ;
  • le fondement juridique de toute demande relative à des poursuites pénales.

Une interpellation qui dépasse la CNDPC

Au-delà de cette affaire, l’UPG-L pose une question plus large sur les nouvelles institutions de la Ve République : peut-on demander aux citoyens de respecter les règles si les institutions elles-mêmes ne donnent pas l’exemple dans leur fonctionnement ?

Demander « qui a décidé ? » ne signifie pas nécessairement contester une décision. C’est aussi demander comment elle a été prise et au nom de quelle compétence.

Pour David Mbadinga, la CNDPC doit donc faire vivre pleinement sa collégialité et permettre à son Assemblée plénière d’exercer les prérogatives que les textes lui confèrent.

Une institution forte n’est pas celle qui parle le plus fort. C’est celle dont la parole repose sur une décision régulièrement prise.

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