À Kango, ils sont venus nombreux avec la même ambition : décrocher leur permis de conduire et, peut-être, ouvrir une nouvelle porte vers l’emploi et l’autonomie.
Ils sont jeunes, certains viennent d’obtenir leur baccalauréat, d’autres sont à la recherche d’un emploi ou souhaitent simplement se donner une nouvelle chance. Depuis le lancement de l’opération « Komo-Kango : Un Jeune, un Permis », ils affluent des trois cantons du département et de la commune de Kango.
La journée consacrée aux enregistrements en a donné une illustration concrète. Plus de 350 jeunes avaient déjà franchi les portes du dispositif, avec l’espoir de faire partie des premiers bénéficiaires.
Pour beaucoup, il ne s’agit pas simplement d’apprendre à conduire. Obtenir un permis peut représenter une compétence supplémentaire, une possibilité d’emploi, une mobilité retrouvée ou le premier pas vers une activité indépendante.
Laurence Ndong au contact des jeunes
Placée sous le marrainage de Madame Laurence Ndong, l’initiative a également été l’occasion pour la ministre de se rendre sur le terrain afin de constater elle-même le déroulement des opérations.
Face à l’affluence, elle a échangé avec les responsables de l’auto-école partenaire et insisté sur un point essentiel : la sélection des bénéficiaires devra se faire dans l’équité et la transparence.
Une attention particulière devra notamment être accordée aux nouveaux bacheliers du Bac 2026, conformément à l’engagement pris à leur endroit.








Au-delà du permis, une question d’avenir
Dans son échange avec les jeunes, Laurence Ndong a également rappelé que cette opportunité s’accompagne d’une responsabilité.
Le permis ne doit pas être considéré comme un simple document à obtenir. Il suppose de la discipline, de la ponctualité, du sérieux et de l’assiduité pendant toute la formation.
Car derrière cette opération, il y a une attente bien réelle : celle d’une jeunesse qui veut avancer et qui cherche des moyens concrets pour construire son avenir.
Une première sélection, mais pas une fin
Pour cette première phase, 100 jeunes seront retenus parmi les candidats enregistrés.
Mais ceux qui ne figureront pas sur cette première liste ne devront pas pour autant perdre espoir. Des listes additives permettront progressivement d’élargir le nombre de bénéficiaires et de poursuivre l’accompagnement d’autres jeunes du Komo-Kango.
Au-delà des chiffres et des formalités d’inscription, « Un Jeune, un Permis » raconte donc une réalité simple : pour un jeune sans emploi, une formation et un permis peuvent parfois faire la différence entre attendre une opportunité et être capable de la saisir.
L’initiative s’inscrit dans la dynamique des politiques publiques portées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur de l’employabilité, de l’autonomisation et de l’insertion professionnelle des jeunes.
À Kango, derrière chaque inscription, il y a désormais un visage, une ambition et surtout un espoir de prendre, un jour, le volant de son propre avenir.






