Le peuple gabonais ne peut plus tolérer l’impunité. Le récent communiqué du Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, dénonçant des irrégularités dans la composition des listes de candidatures pour les prochaines élections législatives et locales, jette une lumière crue sur la responsabilité directe du ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, il n’y a plus aucun doute : il y a bien eu fraude électorale et magouille dans la confection des listes. Trop d’individus ont été écartés de la course alors que leurs dossiers avaient été validés lors du dépôt. Trop de plaintes et d’autres scandales liés à la confection des listes ont éclaté, mais celui qui a véritablement bousculé la toile est celui de la jeune Haresse KENGUE, candidate aux élections locales dans le 6ᵉ arrondissement, arbitrairement écartée. Refusant cette injustice, elle a exprimé son dégoût en se roulant au sol, en larmes, tout en appelant à l’aide du Chef de l’État. C’est à travers elle que le scandale a éclaté, ce qui a très certainement interpellé le Président de la République.
Depuis plusieurs décennies, le Gabon a été le théâtre de fraudes et de manipulations orchestrées par le clan Bongo, où certains se sont maintenus au pouvoir pendant plus de 50 ans, bafouant la volonté populaire et réprimant quiconque osait s’opposer à eux. Cette ère de corruption et d’oppression appartient désormais au passé. La Cinquième République, instaurée par le président Oligui, a pour mission de restaurer les institutions et l’honneur du peuple gabonais. Elle ne saurait tolérer qu’un scandale électoral de cette ampleur reste impuni.
Le ministre de l’Intérieur, proche des anciens réseaux de pouvoir et supposé garant de l’intégrité des scrutins, se trouve désormais dans le collimateur de l’histoire et de la conscience nationale. Sa responsabilité est entière : toute irrégularité sous sa supervision n’est pas un simple incident, c’est une atteinte directe à la démocratie que le président Oligui s’est engagé à protéger.
Le message est clair : il doit être immédiatement démis de ses fonctions. Son cas doit servir d’exemple à tous les membres du gouvernement, afin que plus personne ne croit pouvoir utiliser ses hautes fonctions pour tricher, manipuler ou corrompre le processus démocratique. La Cinquième République ne peut se construire sur la complaisance, l’incompétence ou l’indifférence. Elle exige des actes courageux et des décisions fermes.
Le peuple gabonais, qui a fait confiance à Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema pour tourner définitivement la page du règne Bongo, attend justice et exemplarité. Tout autre choix serait une trahison des promesses et des espoirs placés en cette nouvelle République.
Le moment est venu pour le président Oligui de montrer que la Cinquième République n’est pas un simple discours, mais un engagement réel à défendre la démocratie et l’honneur de chaque Gabonais. La démission du ministre de l’Intérieur n’est pas une option : c’est une obligation morale et politique.





