La fraude pensait encore tenir les clés du jeu, mais Oligui a claqué la porte en pleine figure aux petits magiciens de la combine. En une seule déclaration, il a transformé les champions de la triche en simples figurants d’une farce nationale, ridiculisant jusqu’à son propre ministre. Résultat : le peuple jubile, les fraudeurs avalent leurs larmes, et la Cinquième République s’installe sur les cendres d’un demi-siècle de magouilles.
Le Président n’a pas mâché ses mots : « Depuis quelques heures, des informations troublantes me parviennent concernant des irrégularités dans la composition des listes de candidatures pour les prochaines élections législatives et locales. Je le dis avec fermeté : ces incongruités, si tant est qu’elles sont avérées, sont inacceptables. Elles portent atteinte à l’équité du processus électoral et sapent les fondements mêmes de notre démocratie. » Traduction dans la langue du peuple : fini les petits arrangements entre copains, fini les listes bidon, fini les passe-droits. Dorénavant, « chacun pour soi et Dieu pour tous ». Et que les plus forts gagnent, mais les plus forts à la loyale.
Car Oligui, lui, n’est pas sorti des casernes pour rejouer le vieux film des cinquante dernières années où les mêmes têtes dopées à la fraude s’imposaient comme des éternels locataires du pouvoir. Non, le général-président a décidé de fermer la boutique de la triche et de rouvrir celle de la démocratie. Comme il l’a martelé : « La transparence, la rigueur et le respect des règles républicaines ne sont pas négociables. J’en appelle aux autorités compétentes pour qu’elles assument pleinement leur responsabilité avec diligence et impartialité, afin de garantir la régularité et la crédibilité de notre démocratie et de cette étape cruciale. » C’est une révolution silencieuse mais brutale : bienvenue en Cinquième République, où les règles ne se négocient plus au coin d’une table ou d’un bureau feutré.
Et les apprentis sorciers de la fraude, eux, que deviennent-ils ? Eh bien, ils en sont réduits à ravaler leurs rêves de victoire assurée. Ceux qui se voyaient déjà bomber le torse et distribuer des postes devront se contenter de mouchoirs pour sécher leurs larmes. Ils avaient parié sur la vieille « machine électorale » qui, depuis 50 ans, carburait à la magouille. Mais cette fois, la machine est tombée en panne… et le mécanicien en chef s’appelle Oligui. Comme il le confirme : « Notre démocratie ne saurait être affaiblie par la négligence ou l’opacité. Nous avons franchi une étape historique. Maintenons ce cap. »

Ci-dessus, la jeune Haresse KENGUE, candidate aux élections locales dans le 6ᵉ arrondissement, avait été écartée de manière arbitraire. Refusant cette injustice, elle a exprimé son dégoût en se roulant au sol, en larmes, tout en appelant à l’aide du Chef de l’État. C’est à travers elle que le scandale a éclaté, ce qui a très certainement interpellé le Président de la République.
Avec ce coup de poing, le Président se rapproche encore un peu plus de son peuple. En tapant du poing sur la table, il dit haut ce que les Gabonais pensaient tout bas : assez de la triche, assez du mépris, assez de la confiscation de la démocratie. Il confirme que le dépouillement se fera bureau par bureau, « en présence des médias », et qu’une nuit électorale sera organisée pour défendre notre démocratie « avec force, clarté et responsabilité ». Le peuple applaudit, les fraudeurs pleurent.
Et que personne ne s’y trompe : Oligui n’a pas créé son parti pour truquer les urnes ou s’assurer un boulevard électoral. Non. Il l’a créé pour porter son projet de société et laisser le terrain décider. Que le meilleur gagne, point.
Alors oui, aujourd’hui, les tricheurs hurlent, grincent des dents et se mordent les doigts. Mais ce n’est que justice : l’ère des passe-droits est révolue. Les Gabonais peuvent enfin espérer des élections où l’encre indélébile ne sert pas à salir les doigts, mais à laver la République.
Avec ce coup de balai, Oligui vient de signer un acte fondateur. Les tricheurs pleurent, le peuple sourit, et la démocratie respire enfin.











