Depuis plusieurs semaines, de nombreux consommateurs gabonais dénoncent sur les réseaux sociaux et dans certains médias un phénomène pour le moins troublant : des boîtes de Matinal, le chocolat en poudre produit par Chococam, sembleraient être commercialisées avec un contenu largement inférieur à ce que laisse croire leur emballage.
Si ces témoignages se confirment, il s’agirait d’une situation particulièrement préoccupante pour les consommateurs. Comment un produit présenté dans un emballage de taille standard peut-il donner l’impression d’être rempli à peine à moitié ? S’agit-il d’un simple choix de conditionnement, d’un défaut de fabrication, d’un problème de distribution ou d’une pratique susceptible d’induire le consommateur en erreur ? Ces questions méritent des réponses claires.
Cette affaire soulève également de nombreuses interrogations. Pourquoi ce produit continue-t-il d’être commercialisé sans qu’aucune communication officielle ne soit faite par les autorités chargées de la protection des consommateurs ? Les services compétents ont-ils procédé à des contrôles pour vérifier que le poids net indiqué sur l’emballage correspond bien au contenu réel ?



Ci-dessus , ouverture d’une boite de Matinal : elle est à moitié vide .
Une autre question mérite d’être examinée : les produits vendus au Gabon proviennent-ils bien du circuit officiel de distribution de Chococam ? En d’autres termes, existe-t-il un risque de contrefaçon ou de fabrication parallèle ? Si tel n’est pas le cas, pourquoi le fabricant n’a-t-il pas publiquement réagi afin de rassurer les consommateurs face aux nombreuses plaintes relayées sur les réseaux sociaux et dans la presse ?
Le silence de tous les acteurs concernés ne fait qu’alimenter les inquiétudes et la méfiance du public.
Cette situation met également en lumière le rôle des administrations gabonaises chargées du contrôle de la qualité, de la métrologie, du commerce et de la protection des consommateurs. Leur mission est précisément de vérifier que les produits mis sur le marché respectent les normes en vigueur et que les consommateurs ne sont pas victimes de pratiques trompeuses.
Les consommateurs gabonais ont droit à la transparence. Ils paient pour une quantité clairement indiquée sur l’emballage et sont en droit d’exiger que cette quantité corresponde à la réalité.
Il est désormais indispensable que les autorités procèdent à des contrôles publics, rendent leurs conclusions et, le cas échéant, prennent les mesures prévues par la loi si des irrégularités sont constatées.
Dans cette affaire, le silence ne protège ni les consommateurs, ni les institutions, ni la réputation du fabricant. Seule une enquête sérieuse permettra de dissiper les doutes ou de mettre au jour d’éventuelles pratiques contraires aux droits des consommateurs.





