Le parti REGARD (Rassemblement d’Éveil Gabonais pour l’Action, la Restauration et le Développement) a organisé son premier congrès extraordinaire, samedi 30 mai 2026, à la salle des fêtes O’Village d’Avorbam, dans la commune d’Akanda. Placée sous le thème « L’Avenir en commun », cette rencontre politique a été présidée par son président fondateur, Mathias Otounga Ossibadjo.
L’événement a mobilisé plusieurs centaines de militants, sympathisants et délégués venus de différentes provinces du pays. Des représentants de partis politiques alliés, notamment Ensemble Pour le Gabon (EPG), ont également pris part aux travaux. Parmi les personnalités présentes figurait Camelia Ntoutoume, ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et deuxième vice-présidente du Parti démocratique gabonais (PDG). L’Union des Bâtisseurs (UDB), annoncée parmi les invités, n’était toutefois pas représentée.
Après l’exécution de l’hymne national, le président du REGARD a ouvert officiellement les travaux en saluant la forte mobilisation des participants. Dans son intervention, Mathias Otounga Ossibadjo a présenté les grandes orientations de son parti tout en dressant un diagnostic de la situation nationale.
Il a notamment évoqué les défis liés à l’emploi des jeunes, à la qualité du système éducatif, à l’accès aux soins de santé, au coût de la vie ainsi qu’à la crise de confiance entre les citoyens et les institutions. Selon lui, le congrès devait permettre de réaffirmer une vision politique fondée sur la justice sociale, la cohésion nationale et le développement partagé.
Le président du REGARD a également défendu une approche axée sur la réconciliation nationale, la modernisation économique et la promotion du mérite. Il a plaidé pour une société plus inclusive, offrant davantage d’opportunités aux jeunes, aux femmes et aux personnes âgées.
Abordant le contexte géopolitique international, marqué par les conflits en Ukraine, au Proche-Orient et les tensions persistantes dans la région du Sahel, il a estimé que le Gabon devait préserver sa stabilité et renforcer le dialogue entre ses différentes composantes.




Les questions culturelles ont également occupé une place importante dans les échanges. Le leader du REGARD a insisté sur la nécessité de préserver les valeurs africaines et gabonaises face aux mutations contemporaines. Il a notamment mis en avant le concept d’Ubuntu, présenté comme un socle de solidarité, de respect mutuel et de dignité collective.
Sur le plan programmatique, le parti a réaffirmé son engagement autour de quatre priorités majeures : l’amélioration du système de santé publique, le renforcement de l’école publique, l’approfondissement de la décentralisation et la mise en œuvre d’une politique migratoire adaptée aux enjeux actuels.
Le REGARD a également réitéré son attachement aux principes de liberté d’expression, de respect des institutions, de tolérance et de lutte contre la corruption. À cet effet, dix axes d’action ont été présentés, portant notamment sur le renforcement des mécanismes de contrôle, la transparence dans la gestion publique, la moralisation de la vie politique, la protection des lanceurs d’alerte et la promotion de l’éthique dès le milieu scolaire.
Concernant les questions économiques et sociales, le parti a défendu une vision reposant sur l’égalité des chances, la valorisation des compétences, la justice sociale et un développement plus équilibré entre les territoires.
Les travaux ont également été marqués par l’installation des membres de la nouvelle équipe dirigeante du parti. Gabriel Bekaky Obiang a été officiellement investi en qualité de premier vice-président avant de participer à la mise en place des autres responsables. Les congressistes ont ensuite poursuivi leurs échanges en commissions avant la tenue de la séance plénière de clôture.





