Affaibli par la maladie, confronté à une situation professionnelle qu’il juge incompréhensible et privé de revenus depuis près de dix ans, Harlet Boris Ekogha a décidé de sortir du silence. Dans un témoignage émouvant, l’ancien employé de TV+ lance un appel direct au président de la République, dénonçant ce qu’il considère comme une profonde injustice.
« Ma dignité a été volée par TV+ et Franck Nguema », déclare-t-il avec gravité.
Dix ans d’attente et de souffrance
Selon Harlet Boris Ekogha, son calvaire a commencé après de graves problèmes de santé qui l’ont conduit à une hospitalisation et à une longue période de rééducation. Victime d’un AVC, il affirme souffrir encore aujourd’hui de séquelles physiques, de troubles de l’élocution et de problèmes de vision.
Mais au-delà de la maladie, c’est sa situation professionnelle qui l’accable le plus. L’ancien employé affirme que son salaire a été suspendu alors qu’aucune décision officielle mettant fin à sa collaboration avec TV+ ne lui aurait été notifiée.
« Je ne sais même pas aujourd’hui si je fais encore partie de l’entreprise ou non », confie-t-il.
Sans salaire, sans attestation d’emploi et sans clarification administrative, il dit avoir multiplié les démarches durant plusieurs années sans obtenir de réponse satisfaisante.




Rhonny Placide Obame, Directeur du magazine Super Star et représentant du collectif SOS HARLET BORIS EKOGHA, s’est rendu au chevet de l’ancienne figure de TV+ afin de s’imprégner de sa situation. Cette démarche vise à obtenir une meilleure visibilité de son cas, en vue de lancer des appels en faveur de son accompagnement et de son soutien.
Une bataille administrative sans issu
Harlet Boris Ekogha explique avoir saisi l’Inspection du travail afin de faire valoir ses droits. Il évoque également des irrégularités présumées concernant sa situation sociale et ses cotisations à la CNSS.
Malgré les démarches entreprises, aucune solution définitive n’aurait été trouvée à ce jour.
Pour lui, cette situation constitue une atteinte à sa dignité et à ses droits les plus fondamentaux.
Un appel solennel au président de la République
Face à ce qu’il considère comme une impasse, Harlet Boris Ekogha a choisi d’interpeller directement le chef de l’État.
Dans un message empreint d’émotion, il rappelle les engagements pris en faveur de la restauration de la dignité des Gabonais.
« Monsieur le Président, vous avez promis de restaurer la dignité des Gabonais. Restaurez la mienne, qui a été volée par Franck Nguema. Ce n’est pas de l’aumône que je vous demande, mais mes droits et ma dignité. »
Pour cet ancien professionnel des médias, il ne s’agit ni d’une faveur ni d’une assistance exceptionnelle, mais de la reconnaissance de droits qu’il estime légitimes après des années de service et une décennie de précarité.
Au-delà d’un cas individuel
L’affaire soulève une question plus large sur la protection des travailleurs confrontés à la maladie et aux litiges professionnels de longue durée. Pour Harlet Boris Ekogha, l’enjeu dépasse désormais sa seule personne : il s’agit de faire reconnaître une situation qu’il estime injuste et de retrouver une dignité qu’il dit avoir perdue au fil des années.
Dix ans après le début de cette épreuve, son appel reste le même : obtenir justice, retrouver ses droits et tourner enfin la page d’une longue période d’incertitude.






