Le Cercle des Médias Unis pour Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu, ce mardi à Libreville, un point de presse consacré aux récentes déclarations d’Ange Landry Mbeng, connu sous le pseudonyme de Kiki Lanlaire. Notre rédaction a assisté à cette rencontre au cours de laquelle les membres du collectif ont vivement dénoncé les propos tenus à l’encontre du président de la République, de son épouse, Zita Oligui Nguema, ainsi que de sa famille.
Dans une déclaration intitulée « Droit de réponse à Ange Landry Mbeng dit Kiki Lanlaire et aux ennemis de la République », le Cercle des Médias Unis a présenté cette sortie comme une réponse aux accusations récemment relayées sur les réseaux sociaux par l’intéressé.
Le collectif dénonce des accusations « sans preuve »
Au cours du point de presse, le Cercle des Médias Unis a contesté plusieurs affirmations attribuées à Kiki Lanlaire. Le collectif évoque notamment des accusations relatives à une supposée suspension d’internet, à un versement de 98,4 millions de FCFA qui aurait été effectué par des proches du chef de l’État, ainsi qu’à des allégations concernant la vie privée du président et de la Première Dame.
Le collectif a également rejeté les déclarations faisant état de prétendues vidéos et de prétendus enregistrements susceptibles, selon leur auteur, de mettre en difficulté les autorités gabonaises.
Autre point évoqué : l’affirmation selon laquelle 20 milliards de FCFA auraient été mobilisés pour une tournée africaine du président de la République. Sur ce point, le Cercle des Médias Unis demande que des éléments probants soient produits.
Pour les conférenciers, ces différentes accusations ne reposeraient sur aucun élément suffisamment crédible. Ils dénoncent ainsi une utilisation des réseaux sociaux qu’ils jugent susceptible de porter atteinte à la réputation des institutions et des personnes.
Une plainte annoncée
Le point central de la déclaration reste l’annonce d’une action judiciaire.
Le Cercle des Médias Unis a indiqué qu’une plainte sera déposée contre Ange Landry Mbeng, dit Kiki Lanlaire, pour des faits que le collectif qualifie de diffamation, d’outrage au chef de l’État et d’atteinte à la dignité.
Le collectif entend également attirer l’attention des autorités françaises sur les déclarations de l’intéressé, qui réside en France. Les intervenants estiment que certaines prises de position diffusées depuis le territoire français sont susceptibles, selon eux, d’affecter l’image des institutions gabonaises et les relations entre Libreville et Paris.







Le collectif revendique la défense de l’image du chef de l’État
Au-delà du cas de Kiki Lanlaire, les intervenants ont élargi leur propos à ce qu’ils présentent comme un phénomène de « déstabilisation » provenant de certains acteurs proches ou gravitant autour du pouvoir.
Le Cercle des Médias Unis affirme que certaines personnes présentées comme des soutiens du chef de l’État pourraient, selon lui, contribuer à alimenter des informations susceptibles de nuire à l’image du président de la République.
Sans citer précisément de noms dans sa déclaration, le collectif met en garde contre ces « ennemis de l’intérieur » et appelle les autorités à rester vigilantes face aux comportements qu’il considère comme contraires à l’intérêt de la République.
L’après-Transition au cœur du discours
Les responsables du collectif ont également rappelé la politique d’apaisement qu’ils attribuent au président Brice Clotaire Oligui Nguema durant la période de Transition.
Ils ont notamment évoqué le Dialogue national et le retour au Gabon de plusieurs ressortissants vivant à l’étranger. Pour le Cercle des Médias Unis, cette période aurait été marquée par une volonté d’ouverture et de réconciliation.
Le collectif estime qu’avec l’installation des nouvelles institutions, le Gabon est désormais entré dans une phase où la liberté de critique doit s’exercer dans le respect des lois.
« On peut débattre, on peut critiquer, mais on ne peut pas mentir impunément et salir les institutions », soutient en substance la déclaration.
Appel à l’unité
En conclusion, le Cercle des Médias Unis a appelé les Gabonais à privilégier l’unité, la paix et le travail, tout en affirmant que les controverses politiques ne devraient pas détourner l’attention des enjeux liés au développement du pays.
Le collectif cite notamment les infrastructures, les écoles, les établissements de santé, la diplomatie et la relance économique parmi les secteurs sur lesquels il estime que le Gabon doit poursuivre ses efforts.
Face aux attaques qu’il juge excessives contre le chef de l’État, le Cercle des Médias Unis réaffirme ainsi sa volonté de défendre l’image de Brice Clotaire Oligui Nguema et des institutions de la République.
Le président du collectif, Kevin Yussef Mebalet, a signé la déclaration rendue publique ce 11 août 2026 à Libreville.
Les accusations évoquées lors de ce point de presse restent, pour leur part, à distinguer des faits judiciairement établis. La plainte annoncée pourrait désormais permettre, si elle est effectivement déposée, que les autorités compétentes examinent les éléments avancés par les différentes parties.






