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ENEF, quatre promotions, 900 diplômés abandonnés : postes budgétaires existants, pleurs d’une ancienne étudiante, scandale national

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Le message est simple, poignant, déchirant. Une jeune Gabonaise, diplômée de l’École nationale des Eaux et Forêts, s’est adressée directement au Président Brice Clotaire Oligui Nguema pour briser un silence devenu insupportable. Son témoignage, désormais viral, met à nu l’une des plus grandes blessures du pays : la jeunesse formée, compétente, mais abandonnée sur le bas-côté.

Dans une vidéo enregistrée sans artifice, l’ancienne étudiante commence par s’excuser. Elle n’a pas l’habitude de ce type de contenu, dit-elle. Puis la retenue disparaît. À sa place, un cri d’alarme, un appel au secours, presque une supplique pour elle, pour ses camarades, pour des promotions entières sorties depuis des années de l’École des Eaux et Forêts, toutes en attente d’une intégration pourtant déjà promise, déjà budgétisée, déjà actée sur le papier.

Depuis avril 2025, ces jeunes ont été convoqués à des examens médicaux à Baraka. Ils ont obéi. Ils ont espéré. Et puis plus rien. Pas la moindre information fiable. Pas un communiqué officiel. Pas un calendrier. Le vide. L’usure. Le mépris ressenti.

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Dans son message, la jeune dame rappelle au Président le sens même du coup de libération du 30 août : rendre espoir à un peuple qui n’y croyait plus. Et cet espoir, dit-elle, a existé. Mais dans leur ministère, rien n’a bougé.

Elle déplore l’écart abyssal entre la vision du Président et la gestion des administrations, accusant clairement certains collaborateurs de saboter la parole donnée et de perpétuer les vieux réflexes : piston, réseaux familiaux, favoritisme, “enfants de…”, ombres protectrices, portes verrouillées pour les citoyens ordinaires.

Le moment le plus fort arrive lorsqu’elle pose la question qui brûle tous les cœurs de jeunes sans relations :

“Où est la place de l’enfant du pauvre ?”

Elle raconte les parents qui ont tout sacrifié pour leurs enfants, comme les parents du Président l’ont fait pour lui. Elle décrit les années perdues, la honte de ne pas pouvoir envoyer ses propres enfants à l’école, l’impossibilité d’aider ses parents, le découragement, le chômage qui s’allonge comme une condamnation.

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Elle parle aussi de la mort.

De ceux qui n’ont pas survécu à l’attente.

De ce jeune disparu dans la forêt d’Ikobé, parti chercher “des bricoles pour survivre”, faute d’intégration, faute de salaire, faute de dignité.

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Son récit glace le sang.

L’ancienne étudiante insiste :

“Nous ne demandons pas d’argent. Nous ne demandons pas des privilèges. Nous demandons seulement le travail.”

Le travail promis.

Le travail validé.

Le travail budgétisé.

Le travail qui n’arrive jamais.

Elle termine dans un sanglot contenu :

“Monsieur le Président, je vous en supplie… regardez ces les enfants.”

Et derrière elle, 900 jeunes, quatre promotions, des années d’étude et de sacrifices, attendent la même chose :

que la parole donnée devienne réalité.

Les familles Moro Etougou, Endoumou Etougou, Obiang Etougou et Allogo Etougou, de Ngouéma, ont la profonde douleur d’annoncer aux communautés Odzip, Nkodjein, Bekeugn et leurs alliés le décès de leur fille, sœur, mère, nièce, tante et grand-mère, Madame Ntsame Moro Christine.

Ce triste événement est survenu à l’Hôpital d’Instruction des Armées de Libreville le 8 décembre 2025.

Le programme détaillé des obsèques fera l’objet d’un communiqué ultérieur.

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