Présenter comme un achat ce qui n’est qu’une location… voilà la dernière acrobatie médiatique à laquelle certains communicants kounabelistes se sont livrés. L’Airbus A320 récemment réceptionné au Gabon n’a jamais été acheté par l’État. Il s’agit d’un appareil en location, destiné à la compagnie nationale FlyGabon, tout simplement. La preuve ? Un clic sur Planespotters.net suffit pour couper court aux élucubrations.
Mais pourquoi ce besoin maladif de travestir les faits les plus ordinaires ? Louer un avion pour une compagnie nationale n’a rien de honteux, bien au contraire. C’est même une approche rationnelle dans un contexte économique encore fragile. Ce qui est honteux, c’est de déguiser cette démarche pragmatique en “victoire présidentielle” sortie tout droit de l’imagination de quelques faiseurs de contes à la petite semaine.
À force de vouloir trop flatter le chef de l’Etat, certains finissent par mal le servir. À vouloir flatter un chef d’État qui n’a rien demandé, on finit par l’exposer inutilement. Car Oligui Nguema n’a pas besoin de récits bidonnés pour asseoir son autorité. Ses actes suffisent. Le reste n’est que bruit.
Ce genre de maladresse médiatique dessert plus qu’il ne sert. Il insulte l’intelligence collective, fragilise davantage une presse qui cherche encore sa colonne vertébrale, et surtout… il ridiculise l’effort sincère de reconstruction engagé dans cette 5e République.
Il est temps d’atterrir. L’information n’est pas un exercice de prestidigitation. Le peuple n’a pas besoin de poudre aux yeux, encore moins en plein vol. Il a besoin de clarté, de vérité, de respect. Tout le reste, c’est du kounabelisme en haute altitude. Oligui n’en a pas besoin





