La déclaration d’Olivia Nnomengone Ella pose une question qui dérange : qui a réellement été libéré le 30 août ?
Elle dénonce un paradoxe : ceux qui ont combattu, résisté et souffert sous l’ancien système seraient aujourd’hui écartés de la célébration, tandis que certains acteurs d’hier participeraient désormais à la célébration de la « Libération ».
Au-delà de la polémique, cette déclaration interroge le sens même du 30 août. Une véritable libération peut-elle se résumer au changement de ceux qui occupent les fauteuils du pouvoir ?
Pour les victimes et ceux qui ont payé le prix de leurs convictions, la question de la reconnaissance reste entière. Car une transition politique ne prend véritablement son sens que lorsqu’elle produit une rupture avec les pratiques du passé et redonne au peuple une place centrale.
Le 30 août ne devrait donc pas être seulement une date à célébrer. Il devrait aussi être un moment de mémoire, de vérité et de questionnement.
Car si le peuple n’est pas au cœur de la « Libération », alors une question demeure : qui a vraiment été libéré ?
Déclaration intégrale d’Olivia Nnomengone Ella
Les bourreaux d’hier célèbrent aujourd’hui le 30 août, sans les victimes.
Quel paradoxe !
Ceux qui ont combattu, résisté, souffert et payé le prix de leurs convictions sont écartés de la célébration, pendant que ceux qui incarnaient hier le système dénoncé viennent aujourd’hui s’approprier la mémoire de la « Libération ».
Alors, une question demeure : qui a réellement été libéré le 30 août ?
Le peuple gabonais… ou simplement les fauteuils du pouvoir ?
Olivia Nnomengone Ella






