La proposition de révocation de Narcisse Eddy Minang du corps de la magistrature ne clôt peut-être pas toutes les questions. Elle pourrait au contraire en ouvrir de nouvelles sur plusieurs grands dossiers judiciaires dans lesquels l’ancien Procureur Général a joué un rôle.
Affaire Hervé Patrick Opiangah, procès de la Young Team, procédures concernant Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin : autant de dossiers qui ont marqué la justice gabonaise et dans lesquels le rôle du parquet a été particulièrement scruté.
La sanction disciplinaire prononcée ce 25 août, qui se traduit par une proposition de révocation, ne signifie évidemment pas que ces procès sont automatiquement annulés ou juridiquement viciés. La décision définitive appartient désormais au président de la République. Mais elle pose une question de fond : peut-on continuer à considérer sans réserve les actes et réquisitions d’un magistrat désormais proposé à la révocation pour des manquements disciplinaires ?
Si des irrégularités ou des contestations existaient déjà dans certains de ces dossiers, la décision du Conseil Supérieur de la Magistrature pourrait-elle justifier un nouvel examen ?
La proposition de révocation de Narcisse Eddy Minang ne condamne pas ses anciens procès. Mais elle pourrait bien obliger la justice à les regarder à nouveau.





