Jeudi 18 septembre 2025, la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus d’Angone a servi de point de départ à une campagne électorale qui s’annonce à la fois spirituelle et redoutablement politique. Marc Ona Essangui, tête de liste de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), y a organisé une messe d’action de grâce, aux côtés de ses colistiers et de Sosthène Nguema Nguema, candidat UDB aux législatives dans le premier arrondissement d’Oyem.
Le ton est donné : loin des fastes habituels des meetings politiciens, Ona Essangui a choisi de placer son combat électoral sous la protection divine. Une manière claire de signifier aux populations qu’il ne s’agit pas d’une quête de pouvoir personnel, mais d’une mission collective, enracinée dans la foi et la détermination.
À l’issue de cette célébration, le cortège des « Bâtisseurs » a pris la direction d’Abang-Medoumou, à une vingtaine de kilomètres d’Oyem, où s’est tenu le premier grand meeting. Dans une ambiance de liesse, les villageois ont écouté et validé la vision de développement portée par cette nouvelle force politique, qui entend redonner souffle et dignité au département du Woleu, en passant par les cinq cantons : Bissok, Ellelem, Nyè, Kyè et Woleu.
Devant une foule attentive, Marc Ona Essangui a tranché net face aux accusations de récupération :
« Je tiens à vous rassurer que nous ne sommes pas des PDGistes. Je n’ai jamais adhéré à aucun parti. C’est la première fois. J’ai toujours mené mes combats pour défendre les droits des populations, et c’est ce que je continuerai à faire avec l’Union démocratique des bâtisseurs. »





Marc Ona Essangui, tête de liste de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) ici, lors de la messe d’action de grâce, aux côtés de ses colistiers
Ces mots résonnent comme une déclaration de guerre symbolique à l’ancien système, mais aussi comme une profession de foi pour un engagement sans compromis. Marc Ona Essangui, longtemps figure de la société civile et connu pour son intransigeance face aux abus du régime, entre désormais de plain-pied dans l’arène politique avec un message simple mais puissant : bâtir un Woleu nouveau, loin des compromissions du passé.
La messe et le meeting d’Abang-Medoumou auront ainsi marqué le double acte fondateur d’une campagne qui se veut à la fois spirituelle, populaire et révolutionnaire. Les prochains jours diront si cette démarche atypique réussira à transformer la ferveur rurale en véritable raz-de-marée électoral.





