Le 30 août 2023 restera gravé comme le « coup de liberté » qui a redonné souffle au Gabon. Depuis, une page s’écrit : celle de la refondation. Dans ce nouvel élan, un nom s’impose dans le département du Woleu : Marc Ona Essangui, militant infatigable, figure de la société civile, aujourd’hui tête de liste de l’Union des Bâtisseurs (UDB).
Né le 17 septembre 1962 à Ngouh (Oyem), marié et père de quatre enfants, Marc Ona s’est forgé une réputation d’homme de conviction. Très tôt engagé, il a porté la voix des plus fragiles au Conseil économique et social, avant de fonder Handicap sans frontières en 1994. Puis, il élargit son champ d’action : lutte pour l’environnement, droits des populations vulnérables, transparence dans la gestion des richesses naturelles.
Avec Brainforest, le Collectif national des associations et ONG du Gabon, ou encore le réseau international Publish What You Pay, il a combattu les dérives des élites et dénoncé la corruption d’un système verrouillé. Son combat pour la justice environnementale lui a valu, en 2009, le prestigieux prix Goldman pour l’environnement, équivalent du Nobel vert. Un trophée qui a consacré un homme déjà craint pour son franc-parler et respecté pour son courage.


Ci-dessus , Marc Ona Essangui avait remporté le Prix Goldman pour l’environnement en 2009 pour sa lutte contre l’exploitation de la mine de fer de Belinga et pour la promotion de la transparence dans le secteur minier au Gabon. Le prix, considéré comme l’équivalent du Prix Nobel pour la défense de l’environnement, a été décerné pour ses efforts en faveur de la protection des écosystèmes et des droits des populations vulnérables, selon le site The Goldman Environmental Prize
Après son passage remarqué au Sénat de la Transition, Marc Ona a choisi de mettre son expérience au service de ses terres natales. Le Woleu, vaste département de 8 554 km² au cœur du Woleu-Ntem, avec ses 246 villages répartis dans cinq cantons, est son nouveau champ de bataille. Ici, les défis sont immenses : enclavement, manque d’infrastructures, pauvreté persistante malgré les ressources du pays.
Face à ces réalités, il promet une gouvernance équitable, transparente et durable. Son programme de 39 pages, dévoilé le 17 septembre 2025, se veut une feuille de route ambitieuse : routes, santé, écoles, mais aussi implication citoyenne et lutte contre toutes les formes de clientélisme. « Bâtissons le Woleu, bâtissons l’espoir », martèle-t-il, comme pour galvaniser des populations fatiguées des promesses non tenues.
La candidature de Marc Ona dépasse le simple enjeu local. Elle cristallise une attente nationale : celle d’un Gabon débarrassé des vieilles pratiques, d’une politique qui ne soit plus une rente mais un service. Son slogan résume cette volonté : « Un Gabon des citoyens, un Gabon debout, un Gabon où chaque voix compte ».
Dans un pays encore marqué par des décennies de déception, son profil tranche : l’activiste pur, devenu bâtisseur assumé. Ses adversaires le voient comme un trouble-fête. Ses partisans, eux, le décrivent comme une chance historique pour le Woleu.
Une chose est sûre : dans la bataille électorale du 27 septembre, Marc Ona Essangui ne joue pas seulement une élection. Il joue une démonstration : celle qu’un homme de la société civile peut devenir, sans renier ses combats, un acteur politique crédible, capable de transformer l’indignation en action.











