L’Université Omar Bongo traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. Réunis en assemblée générale ce mardi 19 mai 2026, les enseignants-chercheurs ont décidé de maintenir la suspension des examens et de durcir leur mouvement d’humeur, accusant les autorités de tutelle de ne pas avoir respecté leurs engagements financiers.
Selon des informations relayées par La Médiane, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC-UOB) et la FRAPES dénoncent le non-paiement des vacations pourtant annoncées par le gouvernement. Une situation qui menace désormais l’ensemble de l’année académique et plonge des milliers d’étudiants dans une profonde incertitude.
Quelques jours plus tôt pourtant, un début d’apaisement semblait se dessiner à l’issue d’une rencontre entre le président du SNEC-UOB, Mathurin Ovono Ebe, et le ministre de l’Enseignement supérieur. Les autorités avaient alors assuré que les paiements débuteraient dès le lundi suivant, poussant temporairement les enseignants à relâcher la pression.
Mais à l’arrivée, aucun versement n’a été effectué.
Face à cette nouvelle promesse non tenue, la colère est rapidement remontée sur le campus. Les enseignants accusent désormais les autorités de multiplier les annonces sans concrétisation et refusent toute reprise des examens tant que l’audit financier en cours ne sera pas achevé et que les paiements effectifs ne concerneront pas l’ensemble des départements concernés.




Les enseignants chercheurs lors de leur assemblée générale du 13 mai 2026
Le ton s’est durci : il n’est plus question, pour les syndicats, de reprendre les activités sur la base de simples assurances verbales.
La fermeture symbolique du portail de l’université marque également un tournant dans le bras de fer. Au-delà des vacations impayées, les responsables syndicaux dénoncent un dysfonctionnement plus profond de la gouvernance de l’enseignement supérieur gabonais et l’absence d’un dialogue social jugé crédible.
Pendant ce temps, les étudiants observent avec inquiétude l’enlisement de la crise. Examens reportés, calendrier académique perturbé, fin d’année compromise : l’angoisse grandit au sein du campus.
À l’UOB, la tension reste vive. Et sans règlement rapide de la question des paiements, la paralysie de l’université pourrait encore se prolonger.





