Plutôt que de frapper ceux qui n’ont presque rien, le gouvernement pourrait commencer par agir sur ses propres dépenses. Réduire le nombre de ministres et supprimer les institutions budgétivores, comme le Sénat ou le Conseil national de la démocratie, permettrait de dégager des ressources importantes sans alourdir le quotidien des citoyens.
Le scandale financier reste entier. Où sont passés les millions découverts par l’armée dans les villas et coffres des proches du clan Bongo ? Pourquoi l’argent détourné depuis des décennies n’est-il pas rapatrié pour financer l’économie, améliorer les services publics et soulager la population ? Pourquoi, alors que ces fortunes dorment à l’étranger, c’est le citoyen ordinaire qui doit payer pour des erreurs et des détournements qu’il n’a jamais commis ?
Oligui Nguéma avait promis de restaurer l’honneur et la dignité des Gabonais. Or, certaines décisions donnent l’impression inverse : au lieu de soulager, elles frappent plus fort. La taxe d’habitation, imposée dans ce contexte, ressemble à une provocation et risque de provoquer un rejet massif de la population. Les priorités gouvernementales semblent déconnectées de la réalité et aggravent la vie quotidienne des citoyens.
Le peuple n’est plus disposé à accepter l’inacceptable. Les Gabonais savent qu’ils ne sont pas responsables de la gabegie passée et refusent de payer pour des erreurs qu’ils n’ont pas commises. Chaque mesure injuste affaiblit la crédibilité de l’État et creuse le fossé entre les dirigeants et ceux qu’ils sont censés représenter.
Monsieur le Président, il est encore temps de revenir sur cette décision. Réduisez le train de vie de l’État, fermez les institutions inutiles, rapatriez l’argent volé. Agissez pour les Gabonais, pas contre eux. Car si cette taxe passe, le peuple s’en souviendra… et en 2026, le réveil pourrait être brutal.









