Dans un contexte marqué par la consolidation des institutions et l’entrée progressive du Gabon dans la 5ᵉ République, les patrons de presse privée ont posé un acte fort, responsable et hautement symbolique : celui de la reconnaissance publique envers le Chef de l’État, Son Excellence le Président de la République, Chef du gouvernement, ainsi qu’envers le ministre sortant de la Communication, Paul-Marie Gondjout.
À travers une déclaration solennelle, empreinte de maturité et de lucidité, les responsables des entreprises de presse privée ont tenu à exprimer leur gratitude pour les efforts consentis en faveur du secteur des médias durant la Transition. Un geste rare, mais essentiel, qui témoigne d’un climat de dialogue, de respect mutuel et de responsabilité entre les pouvoirs publics et la presse privée.
Cet acte de reconnaissance s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le Chef de l’État dès 2023, notamment la revalorisation substantielle de la subvention à la presse privée écrite et numérique, passée de 150 à 500 millions de francs CFA. Une décision courageuse, matérialisée dès 2024, et reconduite en 2025, traduisant une volonté politique claire de soutenir un secteur longtemps fragilisé, voire asphyxié sous l’ancien régime.
Pour les patrons de presse, cette aide n’est pas un simple appui financier : elle représente une véritable bouffée d’oxygène, un instrument de survie et de renaissance pour de nombreux médias privés, qui retrouvent progressivement leur place dans le paysage médiatique national. L’image du phénix renaissant de ses cendres illustre parfaitement cette nouvelle dynamique.

La reconnaissance exprimée concerne également la méthode. L’inclusivité observée dans la répartition de l’aide à la presse en 2025 avec 81 médias jugés éligibles est saluée comme un signal fort en faveur du pluralisme, de l’équité et de la diversité des voix. À ce titre, le rôle du ministre sortant de la Communication est unanimement reconnu. Son écoute, sa disponibilité et son ouverture aux propositions des organisations de médias ont permis une répartition jugée juste, concertée et techniquement maîtrisée.
Une mention spéciale mérite d’être adressée à la Secrétaire générale du ministère, Présidente de la commission d’attribution de l’aide à la presse, dont le travail a été conduit avec une impartialité irréprochable, une rigueur méthodologique exemplaire et un sens élevé de l’intérêt général. Connue pour son professionnalisme et son exigence, elle a su garantir la crédibilité du processus, rassurer les acteurs du secteur et instaurer un climat de confiance autour des travaux de la commission. Son engagement discret mais déterminant a largement contribué à faire de cette répartition un modèle de transparence et de bonne gouvernance administrative.
Au-delà des remerciements, cette déclaration des patrons de presse se veut aussi un engagement. Celui de bâtir une presse privée plus crédible, plus professionnelle, plus compétitive, capable de rivaliser avec les médias de la sous-région et de s’imposer comme une véritable alternative à la presse d’État. Une presse qui investit dans la qualité des contenus, la rigueur des analyses, la profondeur des enquêtes, et surtout dans l’emploi des jeunes diplômés des écoles de journalisme et de communication.
En reconnaissant les efforts des autorités, les patrons de presse rappellent une vérité fondamentale : soutenir la presse privée, ce n’est pas soutenir des intérêts particuliers, mais renforcer la démocratie, garantir la liberté d’expression et assurer aux citoyens un droit effectif à une information fiable et de qualité.
Cet acte de reconnaissance, responsable et républicain, mérite d’être salué. Il illustre une presse privée consciente de ses droits, mais aussi de ses devoirs. Une presse qui sait dire merci lorsque la République tient ses engagements, et qui se dit prête à accompagner, avec exigence et professionnalisme, la construction d’un Gabon nouveau.





