Trois jours.
C’est le temps qu’un petit garçon a passé au commissariat de Sogatol sans qu’aucun parent ne vienne le réclamer.
Trois jours d’attente, de silence et d’indifférence.
Trois jours qui révèlent à quel point certains adultes ont déserté leur rôle le plus sacré : protéger leurs enfants.

Sur le visage de ce petit garçon : cheveux mal entretenus, vêtements sales, regard perdu.
Tout, chez lui, respire la négligence et la tristesse.
Selon les informations recueillies, l’enfant, âgé de seulement quelques années, aurait affirmé habiter le quartier Montalier. Mais depuis sa présence au commissariat, aucun signe de vie des parents. Pas d’appel. Pas de visite. Pas même un mot de recherche.
Rien. Le vide total.
Et ce vide se lit aussi sur le visage de ce petit garçon : cheveux mal entretenus, vêtements sales, regard perdu.
Tout, chez lui, respire la négligence et la tristesse.
Ce n’est pas un enfant égaré. C’est un enfant oublié.
Comment peut-on laisser un enfant de cet âge seul, trois jours durant, dans un commissariat ?
Comment expliquer ce mutisme familial ?
A-t-il fui la violence ? A-t-il été rejeté ? Ou simplement ignoré au point de ne plus compter ?
L’État doit agir sans délai. Une enquête sociale doit être ouverte pour comprendre les raisons de cette disparition et l’état réel de ce foyer.
Un enfant dans un tel état ne se retrouve pas par hasard au commissariat.
Il y a forcément derrière ce drame des signaux de maltraitance, de négligence ou d’abandon qui ont été ignorés.
Car ce fait n’est pas anodin.
C’est un symptôme.
Le symptôme d’une société où l’on trouve encore le temps de débattre de tout, sauf de l’essentiel : la protection des plus faibles.
Quand des parents laissent un enfant seul trois jours sans réagir, ce n’est pas seulement leur responsabilité qui est en cause.
C’est toute notre humanité qui recule.
Un enfant ne se perd pas toujours dans la rue.
Il se perd d’abord dans le cœur des adultes qui ont cessé de l’aimer.





