Ce traitement inégal soulève une question cruciale : quelle crédibilité accorder à la justice gabonaise lorsque les mesures sérieuses deviennent des comédies pour VIP ? L’opinion publique, déjà largement ignorée, assiste à un spectacle où les lois semblent fonctionner à sens unique. Le message est limpide : certaines personnalités politiques peuvent échapper aux règles sans conséquence.
Au-delà du ridicule, ce cas illustre un problème structurel. La transparence et la rigueur sont absentes, et l’impunité devient la norme. Un président soucieux de l’image et de la légitimité de ses institutions devrait prendre ses distances face à ce type d’affaire et communiquer clairement avec le peuple. Ne rien faire, c’est normaliser l’injustice et bafouer la confiance citoyenne.
Le Gabon ne peut prétendre à une République digne de ce nom si ses institutions continuent à transformer la justice en simple décor. La résidence surveillée de Siffon n’est pas un outil judiciaire : c’est un spectacle pour VIP, et le public, lui, en subit les conséquences.





