Pendant que le Sénégal honore ses Lions de la Teranga, recevant solennellement le drapeau national des mains de leur Président avant leur départ pour la Coupe d’Afrique des Nations, le Gabon, lui, s’illustre par une humiliation silencieuse et indigne.
Les Panthères du Gabon sont déjà au Maroc, engagées dans la plus prestigieuse compétition du continent, sans avoir reçu le drapeau national, sans cérémonie, sans reconnaissance officielle, sans ce rituel républicain et patriotique qui, par le passé, donnait sens, fierté et solennité à la mission nationale confiée aux joueurs.
La question est simple, brutale et dérangeante :
Ce rituel sera-t-il encore accompli ?
Par qui ? Où ? Et à quelle date ?
Ou faut-il comprendre que le drapeau du Gabon ne mérite plus d’être remis à ceux qui le défendent sur la scène africaine ?
À 48 heures du lancement de la compétition, ce silence est assourdissant. Il trahit un mépris institutionnel, une désinvolture coupable et surtout un effondrement du sens du devoir national.
Une responsabilité clairement établie
Il ne s’agit ni d’un oubli banal ni d’un détail protocolaire.
C’est un acte grave, imputable directement à :
- la FEGAFOOT, incapable d’assumer les symboles et les traditions de la Nation ;
- le ministère en charge des Sports, dont la passivité confine à la négligence caractérisée.
Ne pas remettre le drapeau, c’est priver les joueurs d’un symbole, mais surtout priver la Nation d’un moment d’unité et de communion.
C’est envoyer un message dangereux : le football gabonais peut avancer sans valeurs, sans rites, sans respect.
Un manque de patriotisme qui doit être sanctionné
Ce comportement relève :
- d’un manque de patriotisme flagrant,
- d’une irresponsabilité administrative grave,
- d’une indifférence choquante à l’image du Gabon.
Dans tout État sérieux, un tel manquement appelle des sanctions.
Des sanctions administratives, institutionnelles et politiques, car on ne joue pas avec les symboles de la République.
L’heure des comptes
Le plus haut sommet de l’État ne peut rester indifférent.
Le drapeau national n’est pas un accessoire, c’est l’âme du pays.
Et ceux qui en bafouent la portée n’ont pas leur place à la tête des institutions sportives.
Les Panthères représentent le Gabon.
Mais aujourd’hui, le Gabon n’a pas su les représenter.
Et cela, le peuple gabonais ne doit ni l’accepter, ni l’oublier.












