À peine reconduit au Gabon, Wilfrid Okoumba se retrouve déjà au cœur d’une nouvelle bataille : celle de la communication. Alors que certains présentent son arrivée comme un simple retour volontaire au pays, cette version est vivement contestée par le sénateur Marc Ona Essangui, 5ᵉ vice-président du Sénat.
Dans une publication diffusée sur sa page Facebook officielle, l’élu accuse des « commanditaires bien identifiés » de chercher à réécrire les circonstances du retour de l’activiste, qu’il qualifie d’« adepte de l’incitation à la haine ethnique ». Selon lui, cette stratégie viserait à faire croire à l’opinion publique que Wilfrid Okoumba serait rentré de son plein gré, allant jusqu’à dénoncer un reportage diffusé par Gabon 24 qu’il juge « mensonger ».
«« Les commanditaires bien identifiées des audios de Wilfrid Okoumba veulent transformer l’extradition de cet individu adepte de l’incitation à la haine ethnique comme un retour volontaire au pays au point de consacrer un reportage mensonger sur une chaîne nationale aussi respectable que Gabon 24. C’est vraiment dégoûtant, ignoble. Les mots me manquent pour qualifier cette mascarade », a écrit Marc Ona Essangui. »
Cette sortie musclée relance le débat sur la bataille de l’opinion qui entoure cette affaire. Pour le sénateur, il ne s’agirait pas seulement d’un affrontement judiciaire, mais également d’une tentative d’influencer le récit médiatique autour de Wilfrid Okoumba.
Si les motivations prêtées à ces supposées manœuvres ne sont, à ce stade, que l’analyse du sénateur, sa déclaration laisse entrevoir une vive inquiétude face à ce qu’il considère comme une entreprise de désinformation destinée à façonner la perception du public.
Une chose est certaine : au-delà de son retour au Gabon, l’affaire Wilfrid Okoumba se joue désormais sur deux fronts, celui de la justice et celui de la communication. Les développements attendus dans les prochains jours permettront peut-être de dissiper les nombreuses zones d’ombre qui alimentent déjà les débats.





