L’ancien Premier ministre R. Ndong Sima ne fait plus semblant. Dans une déclaration sans détour, il met le doigt sur ce que beaucoup redoutaient : les élections récentes n’ont rien changé. Pour lui, le pays est de nouveau à la case départ, prisonnier des mêmes manœuvres qui avaient fait la honte du passé.
- Avec un style tranchant et des images qui frappent, Ndong Sima fustige la continuité du système tricheur :
- Des bureaux de vote accaparés par le parti au pouvoir, comme si rien n’avait été corrigé ;
- Des partis concurrents privés de scrutateurs, condamnés à observer en silence la mascarade ;
- Des transhumants débarquant par bus entiers pour imposer des élus aux populations locales, véritables spectres de l’électorat ;
- Des listes électorales bourrées de morts, confisquées par des bureaux hors contrôle.
L’ancien Premier ministre ne mâche pas ses mots :
« Une victoire construite sur du mensonge est une victoire qui ne présage rien de bon. Elle préfigure même des lendemains inquiétants. »
Derrière ce constat sévère, c’est un signal clair : R. Ndong Sima s’apprête à rejoindre la lutte de l’opposition, prenant ses distances avec une transition qu’il juge déjà compromise. Ses mots sont un avertissement : il n’acceptera plus la passivité face aux fraudes et aux manipulations.
Ce retour sur le devant de la scène pourrait bouleverser le paysage politique gabonais, réveiller les forces critiques et rallumer le débat sur la légitimité du pouvoir en place. L’Alliance Patriotique, sous sa houlette, semble prête à reprendre le flambeau de la transparence et du combat contre les pratiques électorales frauduleuses.
Le ton est donné : la partie politique ne fait que commencer, et R. Ndong Sima compte bien jouer son rôle de boussole critique face au pouvoir en place.
Par Biyong , Mwane Fono ya Zogogone





