Le Gabon veut jouer aux apprentis sorciers et fermer des métiers aux étrangers, mais personne n’a prévenu les Gabonais : bienvenue dans le chaos annoncé ! C’est le constat sans filtre de Bob Mégome, Matricule 212, qui démolit l’idée d’un protectionnisme improvisé lancé à la va-vite.
« Le Cameroun compte 30 millions d’habitants. Nous, nous sommes trois millions », ironise Bob. Copier les voisins comme des perroquets ? Très peu pour lui.
Le gouvernement clame que taxis, coiffure, pêche et petits commerces seront bientôt la chasse gardée des nationaux. Bob tranche :
« Y a-t-il eu une étude préalable ? Un sondage ? Ou est-ce juste pour distraire les Gabonais ? »
Le tableau est cruel :
- 90 % des salons de coiffure appartiennent à des étrangers (Nigériens, Camerounais).
- 80 % des taxis et taxibus roulent grâce aux Camerounais, Nigériens, Togolais.
- La pêche en mer ? Pratiquement monopole étranger.
Et Bob de lancer :
« Combien de Gabonais se lèveront à 5 heures du matin pour conduire un taxi ? Combien veulent coiffer ou pêcher en haute mer ? »
Fermer ces portes sans préparation ? Résultat garanti : flambée des prix, désertification des métiers, chaos économique.
L’activiste va plus loin :
« Ce sont les Bongo qui ont tué l’agriculture, l’entrepreneuriat, l’autonomie des Gabonais. Ils ont fabriqué des bureaucrates dépendants et paresseux. »
Le peuple, déshumanisé et habitué à tendre la main, est soudainement prié de travailler dur et d’occuper des métiers qu’il a été conditionné à mépriser.
Bob Mégome avertit :
« Celui qui a soufflé cette idée au Prince ne lui a pas rendu service. Il risque humiliation et fragilisation à l’international. »
Et si cela échoue ? Ce seront encore les Gabonais eux-mêmes qui tourneront leurs frustrations contre leur président.
L’ironie ultime :
« On s’acharne sur les petits commerçants béninois, mais qui parle de Michel Ikama, séquestré par l’État béninois avec la complicité de son ambassade ? »
Moralité selon Bob Mégome, Matricule 212 :
« Nous n’avons pas besoin de haine entre peuples. Nous avons besoin de planification, de formation et d’actions progressives. Le reste n’est que faux débat et poudre aux yeux. »






