On dit souvent qu’« on ne lave pas la tête d’un singe avec du savon ». Cette expression populaire illustre parfaitement l’attitude de certains individus qui refusent obstinément de respecter les règles élémentaires d’hygiène et de civisme, malgré les multiples efforts engagés par les autorités gabonaises pour assainir le secteur alimentaire.
Depuis son arrivée à la tête de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), Jean Delors Biyogue a pourtant multiplié les actions visant à remettre de l’ordre dans un domaine longtemps marqué par des pratiques choquantes. Contrôles renforcés, fermetures d’établissements, saisies de produits impropres à la consommation, sanctions financières : plusieurs mesures fortes ont été prises afin de protéger la santé des consommateurs gabonais.
Mais visiblement, certains continuent de défier les règles avec une arrogance insupportable.
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a récemment provoqué l’indignation générale. On y aperçoit un expatrié transportant du pain destiné à la consommation directement posé sur le plancher sale de son véhicule de livraison, là même où reposent chaussures, poussière et autres saletés. Une scène révoltante qui traduit un profond mépris des normes d’hygiène les plus basiques.







Ici, le livreur de pain est en train de prendre du pain posé sur le plancher de sa fourgonnette pour le livrer à un épicier
Choqué par cette pratique, un passant lui aurait fait remarquer que ce comportement était inadmissible et qu’il comptait filmer la scène afin de la transmettre aux autorités compétentes. Mais la réponse du livreur a davantage choqué : « Va le dire même au président, je m’en fous. »
Une telle déclaration constitue non seulement une provocation, mais également un outrage inacceptable envers les institutions de la République et les autorités du pays d’accueil. Ce type de comportement, empreint de mépris et de défiance, ne saurait être toléré dans un État qui entend faire respecter ses lois et protéger ses citoyens.
Beaucoup de Gabonais soulignent d’ailleurs qu’à l’étranger, aucun compatriote ne se permettrait d’agir avec une telle désinvolture face aux règles sanitaires ou face aux autorités locales, sous peine de sanctions immédiates.
Face à cette affaire, l’opinion publique attend désormais une réaction ferme des forces de l’ordre et des services compétents. Car au-delà du simple cas d’un individu, c’est la question du respect des consommateurs, de la santé publique et de la dignité nationale qui est posée.
Le Gabon ne peut accepter que certains opérateurs mettent en danger la population tout en affichant ouvertement leur mépris des lois du pays. L’exemple doit être fait, afin que de tels comportements ne se reproduisent plus.





