Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 janvier 2026, le village Oyane 4 a basculé dans l’horreur la plus absolue. Pendant que les habitants dormaient, un drame d’une violence inouïe se jouait au sein d’un foyer, laissant derrière lui une famille brisée et une nation une fois de plus sous le choc.
Madoungou Brice, chasseur âgé d’une quarantaine d’années, aurait eu une violente dispute avec sa compagne, Koundi Mirouka Carelle, 28 ans. Au cours de cet échange tendu, la jeune femme lui aurait annoncé sa décision de le quitter pour vivre avec un autre homme, affirmant qu’elle comptait abandonner le domicile conjugal dès le lendemain. Des paroles lourdes de conséquences, prononcées dans un climat déjà explosif.
Dans la foulée, la victime prépare ses affaires, les range dans des sacs qu’elle dépose dans la chambre des enfants. Elle décide ensuite de dormir avec eux, laissant le lit conjugal vide et le père de famille seul avec sa colère, sa jalousie et son orgueil blessé.


A gauche la victime . A droite l’assassin
Aux premières heures du matin, alors que la nuit n’avait pas encore livré tous ses secrets, Madoungou Brice saisit son arme de chasse, déjà chargée. Il se rend dans la chambre où dormaient la jeune femme et les enfants, puis tire sur sa compagne à bout portant, sous les yeux de leurs quatre enfants, dont le plus jeune n’a que onze mois. Une scène d’horreur indicible, gravée à jamais dans la mémoire de ces innocents.
Après avoir commis l’irréparable, l’homme disparaît dans la pénombre et prend la fuite dans la forêt, abandonnant derrière lui un corps sans vie, des enfants traumatisés et un village plongé dans la stupeur. À l’heure où cet article est publié, il demeure introuvable malgré la poursuite engagée par les forces de sécurité.
Le corps de la jeune femme a été transféré dans une maison de pompes funèbres à Libreville. Elle laisse derrière elle quatre enfants désormais privés de leur mère, victimes collatérales d’une violence conjugale devenue incontrôlable.
Ce drame vient s’ajouter à une longue liste de crimes qui endeuillent régulièrement le Gabon. Des crimes passionnels, des féminicides, des violences domestiques qui se multiplient dans une inquiétante banalisation, au point de faire de ces tragédies un véritable fléau social.
Face à cette spirale sanglante, une question dérangeante mais de plus en plus présente s’impose dans l’opinion publique : jusqu’où faudra-t-il aller pour stopper cette folie meurtrière ? Faut-il envisager le retour de la peine de mort pour dissuader ceux qui transforment leur foyer en champ de bataille ?
À force d’enterrer des femmes, de traumatiser des enfants et de compter les drames, le Gabon semble aujourd’hui confronté à une urgence morale. Car ce n’est plus seulement la sécurité qui est en jeu, mais la valeur même de la vie humaine.











