À Mouila, une affaire aux contours troubles serait en train de mettre à rude épreuve les relations entre le parquet de la République et plusieurs corps des forces de défense et de sécurité. Selon des sources proches du dossier, ayant requis l’anonymat, une vive tension opposerait actuellement les différentes entités impliquées.
L’affaire aurait débuté par l’interpellation de deux individus, placés sous mandat de dépôt après leur déferrement par l’Office antidrogue. Lors de leur audition, ces derniers auraient mis en cause trois agents de la sécurité pénitentiaire ainsi qu’un greffier, provoquant une onde de choc dans le milieu judiciaire local.
Dans un premier temps, les agents concernés auraient été mis à la disposition de leur hiérarchie, dans un souci de respect des procédures administratives. Le directeur de la prison aurait, selon nos informations, saisi sa tutelle afin d’obtenir des instructions.
Cependant, la situation se serait compliquée lorsque le parquet aurait évoqué un possible entrave à l’action de la justice, entraînant l’implication de la Direction Générale des Recherches (DGR). Les agents auraient alors été transférés à cette unité en vue de leur déferrement.

Mais les choses auraient pris une tournure plus tendue lorsque le procureur de la République aurait exigé leur transfert immédiat vers le commissariat central et la police judiciaire de Mouila. Une demande qui aurait suscité des réserves de la part de certains responsables sécuritaires, invoquant la nécessité de préserver la coordination entre corps.
Ce désaccord aurait été perçu comme un manque de respect, contribuant à crisper davantage les relations.
Dans l’après-midi, les trois agents auraient finalement été déférés au parquet. Mais un élément intrigue particulièrement : ils auraient été transportés à bord d’un véhicule de la gendarmerie, accompagnés d’éléments militaires, avant de devenir introuvables.
À ce stade, et toujours selon nos sources, ils ne se trouveraient pas à la prison centrale de Mouila, malgré un mandat de dépôt qui aurait été prononcé à leur encontre.
Autre zone d’ombre : le greffier cité dans la procédure serait, lui aussi, introuvable à ce jour.
Face à cette situation jugée préoccupante, des mesures auraient été prises : la DGR, le commissariat de police de Mouila ainsi que la police judiciaire auraient été suspendus de tout déferrement, pour non-exécution présumée des instructions du parquet.

Au-delà des faits, cette affaire soulèverait de nombreuses interrogations :
- Qui détiendrait réellement ces agents ?
- Pourquoi ne seraient-ils pas incarcérés malgré un mandat de dépôt ?
- S’agirait-il de dysfonctionnements internes ou d’un conflit plus profond entre institutions ?
Au Gabon, ce dossier sensible mettrait en lumière des fragilités inquiétantes dans la coordination des services et la gestion des procédures judiciaires.
En l’absence de communication officielle claire, l’affaire continuerait d’alimenter interrogations et spéculations.






