« La lumière, rien que la lumière. » C’est l’appel solennel lancé par un soutien de la première heure (SPH) du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, après l’annonce du décès de l’ancien policier Moulou Mighindi Haardry Gael.
Dans une déclaration empreinte d’émotion, ce partisan du chef de l’État affirme être « sans voix et très affligé » par cette disparition. Il rappelle que le défunt s’était fait connaître, il y a plusieurs années, pour avoir dénoncé ce qu’il présentait comme des pratiques d’homosexualité au sein de la Police nationale gabonaise, des allégations qui n’ont pas été établies par une décision de justice.

Mais au-delà de l’émotion, c’est un véritable appel à la justice qui est adressé au Président de la République.
« Vous n’êtes comptable en rien de la précarisation du défunt. Mais s’il est avéré que des officiers supérieurs de notre Police nationale sont la cause de ce drame, que la main de la Justice ne puisse pas trembler. »
Pour cet acteur de la majorité présidentielle, il est essentiel que cette affaire soit traitée avec impartialité afin d’éviter que le nom du chef de l’État soit mêlé à des faits dont il ne connaîtrait « ni les tenants ni les aboutissants ».
Le message se veut également un rappel des engagements pris par le Président sous la Ve République.
« La Justice étant au centre de votre projet de société : ‘Bâtissons l’Édifice Nouveau’, les institutions doivent démontrer leur force. »
Cette sortie intervient dans un contexte où de nombreuses interrogations circulent sur les circonstances ayant entouré le parcours et le décès de Haardry Gael. Pour l’auteur de cette déclaration, une seule réponse est acceptable : une enquête approfondie permettant d’établir les responsabilités, si responsabilités il y a.
La conclusion de son message résonne comme un avertissement autant qu’une exigence :
« En 5e République, les institutions sont fortes. La lumière, rien que la lumière. »
Aujourd’hui, l’opinion publique attend que toute la vérité soit faite. Dans un État de droit, seules les investigations des autorités compétentes permettront d’établir les faits et, le cas échéant, de situer les responsabilités.





