Au ministère des Eaux et Forêts, les arbres tombent, les agents attendent, et les primes s’évaporent dans la brume matinale. Ce mercredi 6 août 2025, Prince Marc Onsole Bitegue, président du SYNAPEF, a convoqué une assemblée générale. Objectif : rappeler que la forêt n’est pas la seule chose qu’on dépouille dans ce pays.
Face à des agents aussi fatigués que les pneus des vieux pick-up ministériels, le leader syndical a craché sa colère. « Encore floués ! Encore méprisés ! » tonne-t-il, dénonçant une gestion digne d’un jeu de piste… sans la carte.
Quatre primes toujours aux abonnés absents, une cinquième sur le point de disparaître dans les limbes, et un ministre qui, tel un prestidigitateur fauché, sort de son chapeau une seule prime comme si cela allait calmer une meute de forestiers en colère. « Nos collègues sont à bout », avertit Prince Marc, visiblement plus patient que la majorité de ses camarades.
Cerise sur la souche : des accusations de violences physiques. Oui, apparemment, au ministère des Eaux et Forêts, le dialogue social se mène à coups de poing, et la négociation salariale ressemble à un épisode de catch… forestier.
Mais le clou du spectacle reste l’écart de traitement salarial. Pendant qu’un agent des Eaux et Forêts touche 388 000 FCFA, la Main-d’œuvre militaire, elle, se contente de 104 000 FCFA… pour l’année ! Un chiffre qui ferait pleurer un chimpanzé.
Ci-dessus , mercredi 6 aout ,Prince Marc Onsole Bitegue, président du SYNAPEF, a convoqué une assemblée générale.
Malgré cette jungle administrative, le SYNAPEF reste stoïque. Pas de grève, pour le moment. Juste des promesses, du calme, et la foi en des négociations menées dans une langue compréhensible par tous sauf le ministre, manifestement.
« Ce paiement fantôme sera le dernier. Nous voulons de la transparence ! », a martelé Prince Marc, décidé à sortir la gestion des primes des zones d’ombre. Et comme les forêts gabonaises ne sont pas encore toutes rasées, il y a de quoi espérer.
Dans cette clairière syndicale, plusieurs amazones de la contestation étaient présentes, histoire de rappeler que la solidarité pousse mieux que le muguet en période de crise. Annie Gisèle NYANGUI MOUKAGNI (SYPROMINES), Joufla Thérèse NTSAME OBIANG (SAMTP), et Randy Linda NYINGONE MINTSA (SY.N.P.A.P) ont toutes levé la machette en soutien au SYNAPEF.
Conclusion : les agents restent vigilants. Pour l’instant, pas de grève… mais la forêt murmure. Et quand elle crie, même le ministre devra entendre.
